11 septembre 2026

Le Reveil Noir

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Affaire Bilie-By-Nzé : le MGG exige une libération immédiate de l’ancien Premier ministre

Le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), dirigé par Christian Mermance N’nang Nsome, a réitéré ce mercredi son appel à la libération inconditionnelle d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé. L’ancien Premier ministre, figure de l’opposition, est détenu depuis avril 2026 à la Prison centrale de Libreville dans le cadre d’une enquête pour escroquerie présumée, portant sur une somme de cinq millions de Francs CFA.

Alain-Claude Bilie-By-Nzé lors d’une intervention publique

Une démarche guidée par l’engagement démocratique

Dans une déclaration publique, le MGG et son président ont souligné que leur demande s’inscrit dans une logique de défense des principes démocratiques. Ils rappellent que la justice gabonaise doit primer, afin de préserver les acquis obtenus après des années de combats politiques. Selon eux, la situation actuelle menace directement les 102 formations politiques du pays, certaines étant déjà menacées de dissolution en raison de la récente loi sur les partis politiques.

Un plaidoyer inspiré par l’expérience personnelle

« Je ne me bats pas pour un homme, mais pour ce que j’attendais de la classe politique, de la société civile et des médias gabonais lorsque j’étais moi-même retenu illégalement à la Prison centrale de Libreville pendant près de sept mois », déclare Christian Mermance N’nang Nsome. Il rejette l’étiquette de « béni-oui-oui » ou de « kounabéliste », malgré son soutien affiché au président Brice Clotaire Oligui Nguéma.

Il insiste sur la nécessité pour les magistrats de rendre une justice impartiale, en s’appuyant sur le droit et rien que le droit, comme cela a été le cas à son égard lors de son emprisonnement.

L’appel à la responsabilité des institutions

Dans un contexte politique tendu, où la liberté d’expression est souvent assimilée à une menace pour l’ordre public, N’nang Nsome refuse de se taire. Il dénonce les conséquences dévastatrices de son propre emprisonnement, qui a laissé des séquelles tant sur le plan matériel que sanitaire. « Aujourd’hui c’est lui, demain ce sera peut-être un autre. À quand notre tour ? », s’interroge-t-il, mettant en garde contre les dérives d’un système où les vies sont traitées avec indifférence.

Le président du MGG réaffirme ainsi son refus de toute forme de complicité passive, affirmant que le silence serait une trahison envers l’histoire et la justice.