23 avril 2026

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Le gouvernement béninois lève le voile sur les raisons de la demande d’extradition de Kemi Seba

Après l’arrestation de Kemi Seba (de son vrai nom Robert Gilles Stellio Capo Chichi) à Pretoria, les autorités béninoises ont pris la parole. Lors de la réunion du Conseil des ministres, le porte-parole officiel, Wilfried Léandre Houngbédji, a adopté un ton à la fois déterminé et mesuré. Sa déclaration, empreinte de philosophie, a marqué les esprits : « Le destin a tranché nos différends. »

Les griefs formulés par le Bénin : entre subversion et atteinte à la stabilité nationale

Le gouvernement béninois ne se contente pas d’une réponse symbolique. Il a détaillé les motifs justifiant sa demande d’extradition. Kemi Seba est notamment visé pour ses discours et actions jugés dangereux, perçus comme une menace directe pour les institutions républicaines. Ses prises de parole répétées, accusées d’attiser la révolte populaire, ont également été pointées du doigt.

Des allégations sérieuses pèsent sur l’activiste concernant des liens avec des acteurs étrangers dans le but de déstabiliser la politique intérieure du Bénin. Enfin, ses attaques répétées contre l’autorité de l’État sont interprétées comme une tentative délibérée de fragiliser la cohésion nationale.

Une procédure d’extradition en marche pour rapatrier Kemi Seba au Bénin

Wilfried Léandre Houngbédji a confirmé que les démarches judiciaires et diplomatiques sont déjà en cours pour obtenir le transfert de Kemi Seba vers le Bénin. « Nous suivons avec une attention particulière l’avancée des procédures internationales afin que cet individu réponde de ses actes devant les tribunaux béninois », a-t-il souligné avec fermeté.

Pour le gouvernement de Porto-Novo, l’objectif est sans ambiguïté : faire revenir Kemi Seba au Bénin pour qu’il soit jugé selon les lois en vigueur. Ce bras de fer judiciaire, qui oppose l’activiste à son pays d’origine, entre désormais dans une phase critique, où chaque étape compte pour la souveraineté et la sécurité nationales.