Ouagadougou valide une feuille de route ambitieuse pour l’aquaculture burkinabè
Les professionnels du secteur aquacole au Burkina Faso ont acté, lors d’une rencontre tenue dans la capitale, une série de documents stratégiques conçus pour encadrer et dynamiser durablement la filière. Parmi ces outils figurent un diagnostic sectoriel complet, une feuille de route d’investissements et un guide pratique, destinés à orienter aussi bien les politiques publiques que les initiatives privées dans le domaine de l’aquaculture.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme régional Sahel RESILAND, dont l’objectif est de renforcer la résilience des écosystèmes sahéliens et des communautés qui en dépendent. Le programme se concentre sur la gestion durable des terres et des ressources hydriques, la restauration des écosystèmes dégradés, ainsi que la diversification des activités économiques en milieu rural. L’enjeu est double : créer des emplois et améliorer significativement les conditions de vie des populations locales.
Le pilier « connaissances » de ce programme joue un rôle clé en fournissant des données fiables pour éclairer les décisions publiques et orienter les futures interventions. C’est dans cette logique que s’inscrit l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, qui couvre plusieurs pays du Sahel, dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son ambition est de produire des analyses approfondies et de définir des trajectoires d’investissement adaptées pour un développement durable de l’aquaculture.
Un diagnostic révélateur et des pistes d’action concrètes
Les travaux réalisés ont permis de dresser un portrait actualisé de la filière aquacole burkinabè. Ils ont mis en évidence à la fois ses atouts et ses défis structurels, tout en proposant des solutions pour y répondre. Une feuille de route d’investissement a été élaborée, identifiant les priorités stratégiques, les besoins en financement et les mécanismes de mise en œuvre. Par ailleurs, un guide opérationnel a été créé pour accompagner les porteurs de projets, qu’ils soient publics ou privés, dans le développement de leurs initiatives.
Lors de cette réunion, Issiaka Zouri, Chargé d’études au Secrétariat général du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des nombreux acteurs ayant contribué à ces avancées. Il a souligné la parfaite adéquation entre cette démarche et les objectifs nationaux en matière de développement des productions animales et halieutiques, portés notamment par l’Offensive agropastorale et halieutique.
Selon ses observations, le Burkina Faso dispose de ressources hydriques importantes et d’un potentiel halieutique encore largement inexploité. La mise en œuvre des orientations issues de ces travaux devrait ainsi permettre de structurer davantage la filière, d’augmenter la production nationale de poisson, d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et de créer de nouvelles opportunités économiques, particulièrement pour les jeunes et les femmes.
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