27 mai 2026

Le Reveil Noir

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Barrage L1/L2 : Saint-Étienne et Nice se neutralisent dans un duel sans éclat

Dans une confrontation où la prudence a primé, l’AS Saint-Étienne et Nice se sont séparés sur un score nul et vierge (0-0) ce mardi soir, lors du match aller des barrages Ligue 1/Ligue 2. L’enjeu était palpable, inhibant toute prise de risque majeure. Le dénouement de cette double confrontation aura lieu ce vendredi, à l’Allianz Riviera, où l’identité du dix-huitième club de l’élite pour la saison à venir sera scellée après 90 ou 120 minutes de jeu, voire une séance de tirs au but, le tout dans un stade à huis clos.

Quand l’avenir d’une saison se joue sur 180 minutes, la tension est souvent un frein à l’expression offensive. C’est ce qu’ont illustré les Stéphanois et les Niçois lors de ce premier acte. Ces deux formations, qui n’auraient pas dû se retrouver dans cette position selon les prévisions de début de saison, ont clairement joué avec la peur de l’échec. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un total de 11 tirs, aucun cadré, et un xG cumulé de seulement 0,41, témoignant d’une rencontre fermée et peu spectaculaire.

Durant la première mi-temps, les occasions franches se sont fait rares. L’arbitre, Monsieur Bastien, aurait pu dynamiser la partie par ses décisions. Cependant, il a choisi de ne pas intervenir sur deux actions litigieuses : un contact sur le jeune produit de l’Étrat Luan Gadegbeku (34e) et un pied haut de Lucas Stassin sur Peprah Oppong (41e). En dehors de ces moments, le jeu est resté stérile.

Après la pause, une légère amélioration s’est fait sentir. Bien que le niveau technique global n’ait pas significativement augmenté, quelques actions plus audacieuses ont réveillé le public de Geoffroy-Guichard. Zuriko Davitachvili a notamment fait frissonner les supporters avec un ballon brossé, après un joli petit pont, qui a effleuré le cadre du but gardé par Yéhvann Diouf (58e). Dans la foulée, Augustine Boakye a tenté une volée puissante, passant de peu au-dessus (60e). Maxime Bernauer a également contribué à ce temps fort des Verts (66e). Les Niçois, quant à eux, ont eu du mal à exister, se contentant de contres sporadiques et mal construits.

Malgré le soutien fervent de leurs fans, les hommes de Philippe Montanier n’ont pas réussi à concrétiser leurs efforts. Côté niçois, Claude Puel, privé d’Elye Wahi (suspendu), avait misé sur la vélocité de Mohamed-Ali Cho. Mais l’attaquant, parfaitement muselé par la paire défensive Julien Le Cardinal-Bernauer, n’a jamais pu s’exprimer, symbolisant la performance décevante de l’équipe des Aiglons.

La confrontation décisive se tiendra vendredi à l’Allianz Riviera, un stade qui sonnera creux en raison du huis clos imposé suite aux incidents survenus lors de la 34e journée contre Metz le 17 mai. L’ambiance sera donc bien loin de l’effervescence du Chaudron. Qu’il s’agisse de 90 minutes, de prolongations ou de tirs au but, le nom du dix-huitième club de l’élite pour la saison 2026-2027 sera enfin connu. Le spectacle passera alors au second plan, seule la qualification comptera.

Le fait marquant : la sortie prématurée d’Hicham Boudaoui

Dès la dixième minute de jeu, le milieu de terrain algérien Hicham Boudaoui a vu sa rencontre prendre fin brusquement. Victime d’un choc violent à la mâchoire après une collision avec Abdoulaye Kanté, les images laissaient peu de place au doute quant à la gravité de sa blessure. Malgré une tentative de reprendre le jeu, le numéro 28 a dû céder sa place à Charles Vanhoutte. Sa participation au match retour est fortement compromise, et si le protocole de commotion cérébrale est activé, sa préparation pour la Coupe du Monde avec l’équipe nationale algérienne pourrait être sérieusement affectée.