Un revirement politique majeur secoue le Bénin. Après avoir fermement contesté la mise en place d’un Sénat au Bénin, l’ex-chef d’État Thomas Boni Yayi a finalement annoncé qu’il siégerait dans cette nouvelle institution. Sa décision vise à briser l’isolement politique et à offrir un espace de débat essentiel pour les citoyens.
Pourquoi Thomas Boni Yayi change-t-il d’avis sur le Sénat ?
L’ancien président, connu pour son opposition farouche à la création de la chambre haute, justifie son revirement par l’évolution du paysage politique béninois. Il dénonce un « blocage institutionnel » et un « Parlement réduit à une seule couleur politique », limitant les opportunités de dialogue et de concertation. Face à cette situation, il estime impératif d’occuper cette tribune pour défendre les intérêts des Béninois.
« Je n’ai pas choisi cette voie par plaisir, mais c’est la Constitution qui m’y appelle », a-t-il déclaré, soulignant que le Sénat pourrait devenir « un lieu de médiation politique pour porter la voix des populations ».
Comment fonctionne le nouveau Sénat béninois ?
Instauré dans le cadre des réformes institutionnelles récentes, le Sénat béninois compte entre 25 et 30 membres, répartis en deux catégories :
- Les membres de droit : anciens présidents de la République, anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ;
- Les personnalités nommées : désignées selon des critères définis par la loi fondamentale.
En acceptant son mandat au titre de l’article 113-3 de la Constitution, Thomas Boni Yayi souhaite faire de cette institution un « rempart pour les droits fondamentaux et la cohésion nationale ». Son engagement repose sur la promotion de la démocratie, le respect des libertés et la recherche de la stabilité au Bénin.
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