12 juin 2026

Le Reveil Noir

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Cameroon : plus de 2 400 km de routes goudronnées, mais des défis persistent

Le Cameroun franchit une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures routières. Lors d’une conférence publique organisée à Yaoundé, le Ministre des Travaux Publics a dressé un bilan détaillé des réalisations du secteur. Une occasion de faire le point sur les avancées concrètes, mais aussi sur les obstacles qui freinent encore l’optimisation du réseau.

Un réseau routier en pleine expansion

Le Cameroun peut se targuer d’avoir significativement amélioré son infrastructure routière ces dernières années. Selon les chiffres officiels, près de 2 442 kilomètres de routes ont été bitumés depuis le début de la décennie, tandis que 833 kilomètres de chaussées dégradées ont été réhabilités. Ces réalisations s’inscrivent dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030, un cadre ambitieux visant à renforcer la connectivité entre les régions et à stimuler l’économie nationale.

Emmanuel Nganou Djoumessi, le Ministre des Travaux Publics, a souligné l’importance de ces infrastructures pour la croissance économique et la cohésion territoriale. « Le réseau routier camerounais est un pilier essentiel pour le développement du pays », a-t-il déclaré devant un public composé de professionnels des médias et d’acteurs du secteur.

Des retards persistants malgré les progrès

Malgré ces avancées, le secteur routier camerounais reste confronté à des défis majeurs. Plusieurs facteurs ralentissent l’exécution des projets et compromettent l’efficacité du réseau :

  • L’insécurité dans certaines zones, qui perturbe les travaux et limite l’accès aux régions éloignées ;
  • Les lourdeurs administratives liées à la mobilisation des financements et aux procédures de passation des marchés ;
  • Les difficultés financières des entreprises chargées des travaux, qui impactent leur capacité à honorer leurs engagements ;
  • Les ressources limitées allouées à l’entretien du réseau existant, une problématique récurrente dans de nombreux pays africains.

Ces contraintes expliquent en partie les retards observés dans certains projets, malgré les efforts déployés par le ministère.

Une progression notable sur cinq ans

Sur la période 2020-2025, le Cameroun a enregistré une augmentation significative du linéaire de routes bitumées. Le réseau est ainsi passé de 8 498 kilomètres en 2020 à près de 10 939 kilomètres fin 2025. Une progression moyenne de plus de 488 kilomètres par an, un rythme encourageant pour un pays en pleine transformation économique.

Le Ministre a également insisté sur la nécessité de poursuivre ces efforts, en mettant l’accent sur le réseau structurant, qui joue un rôle clé dans l’intégration des territoires et le désenclavement des zones productrices.

Quelles perspectives pour 2026 ?

Les actions engagées depuis le début de l’année 2026 s’inscrivent dans la continuité des Très Hautes Prescriptions du Président de la République. Les priorités restent inchangées :

  • Améliorer la qualité des infrastructures pour garantir leur durabilité ;
  • Renforcer la connectivité entre les différentes régions du pays ;
  • Optimiser l’entretien du réseau pour éviter la dégradation prématurée des chaussées.

Ces orientations visent à répondre aux besoins croissants des populations et des entreprises, tout en favorisant une croissance économique inclusive.

Le Cameroun continue donc sa marche vers un réseau routier plus performant, malgré les défis qui persistent. Une dynamique qui s’inscrit dans une vision plus large de développement durable et de souveraineté infrastructurelle.