Lors de l’inauguration de la deuxième session ordinaire du Sénat, tenue ce mardi à Yaoundé, Aboubakary Abdoulaye, président de la chambre haute, a vivement interpellé le gouvernement camerounais. Son message central : intensifier résolument la lutte contre les violences sexuelles ciblant les enfants et les féminicides, des fléaux dont la recrudescence suscite une profonde inquiétude nationale.
Le Lamido de Rey Bouba et président du Sénat a ainsi lancé un appel solennel aux autorités, les exhortant à prendre des mesures plus énergiques face à ces actes. Il a souligné que ces violences portent gravement atteinte à la dignité, à l’intégrité physique et à la vie même des victimes, nécessitant une réaction gouvernementale sans équivoque.
Devant une assemblée comprenant le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le président de l’Assemblée nationale et plusieurs hauts dignitaires gouvernementaux, Aboubakary Abdoulaye a été catégorique : « Il est impératif de combattre avec la plus grande détermination les abus sexuels dont sont victimes les femmes et les enfants, ainsi que les féminicides. » Il a insisté sur la nécessité pour les pouvoirs publics de mettre un terme définitif à ces atrocités.
Cette déclaration forte intervient dans un climat national particulièrement tendu, marqué par l’émotion suscitée par le viol présumé d’une fillette de trois ans à Yaoundé. Cette affaire a provoqué une vague d’indignation publique et diverses manifestations, ravivant le débat sur l’urgence de renforcer la protection des enfants et d’améliorer les dispositifs de prévention et de répression des violences basées sur le genre au Cameroun.
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