La finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 reste au cœur d’une controverse persistante. Après la décision controversée du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), rendue publique le 17 mars, qui a attribué la victoire au Maroc sur tapis vert avec un score de 3-0 — malgré la victoire du Sénégal sur le terrain (1-0) — la Fédération sénégalaise de football (FSF) a décidé de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Parallèlement, une autre affaire judiciaire agite les esprits : celle des 18 supporters sénégalais accusés de hooliganisme à la suite des troubles survenus lors de la finale, le 18 janvier dernier. Condamnés en première instance le 19 février à des peines variant de trois mois à un an de prison ferme, ils ont vu leur cas réexaminé en appel à Rabat ce lundi.
Lors de l’audience, il a été précisé que les prévenus condamnés à trois mois pourraient être libérés dès samedi. Pourtant, face à la cour, ils maintiennent leur innocence. Le parquet, quant à lui, a demandé un alourdissement des sanctions, proposant jusqu’à deux ans d’emprisonnement, selon les informations relayées par RMC. Les chefs d’accusation incluent des violences envers les forces de l’ordre, une invasion de terrain ainsi que des jets de projectiles.
des erreurs judiciaires évoquées par la défense
L’équipe de défense des supporters sénégalais avance une autre hypothèse : selon eux, le mouvement vers la pelouse serait consécutif à une bousculade collective, voire à une tentative d’échapper à des « jets de projectiles et crachats », et non à une volonté de contester une décision arbitrale. « Des erreurs ont été commises, les véritables responsables de ces incidents se trouvent au Sénégal et ne sont pas présents aujourd’hui dans cette salle », a affirmé l’un de leurs avocats, Patrick Kabou, lors d’une interview accordée à l’AFP.
Le déroulement de l’audience a été marqué par des tensions procédurales. La défense a sollicité la diffusion des vidéos des incidents afin d’identifier formellement ses clients. Une requête rejetée par le parquet, qui s’appuie sur la notion de flagrant délit : « Ces images ont été diffusées en direct à l’échelle mondiale, le monde entier a été témoin de ces scènes choquantes ».
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