23 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Congo-Kinshasa : la coalition article 64 expose ses conditions pour un dialogue politique

Congo-Kinshasa : les leaders de la coalition article 64 posent leurs exigences pour un dialogue politique

Après une visite à Bujumbura auprès du président burundais Évariste Ndayishimiye, la Coalition Article 64 (C64) a confirmé, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, ses positions face aux accusations de rapprochement avec le régime de Félix Tshisekedi.

Une rencontre initiée par le président burundais

Les figures de proue de la C64, dont Martin Fayulu, ont tenu à clarifier un point crucial : « Aucune demande de rencontre avec le chef de l’État burundais n’a émané de notre part ». Selon leurs déclarations, c’est Évariste Ndayishimiye, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, qui aurait sollicité cet échange. L’objectif affiché ? Promouvoir le dialogue politique et renforcer la cohésion nationale en République démocratique du Congo.

Des conditions non négociables pour un dialogue crédible

Les dirigeants de la coalition ont exprimé leur volonté de s’engager dans un processus de dialogue, mais sous réserve de conditions strictes. Parmi elles :

  • L’abandon définitif du projet de modification constitutionnelle, perçu comme une menace pour l’ordre institutionnel ;
  • La libération immédiate de tous les prisonniers politiques ;
  • L’arrêt des poursuites judiciaires à caractère politique ;
  • Le rétablissement des libertés fondamentales et publiques.

Pour la C64, ces préalables sont indissociables d’un dialogue constructif. « Certains principes ne se négocient pas », ont-ils martelé, pointant du doigt le manque de prise en compte des causes politiques profondes dans les précédents processus de paix.

La souveraineté populaire au cœur des revendications

Les membres de la coalition insistent sur le respect absolu de la Constitution, de l’État de droit et de la souveraineté du peuple congolais. Ils dénoncent une crise dont les racines politiques n’ont jamais été traitées, malgré les tentatives passées. « La stagnation actuelle s’explique par l’absence de solutions politiques structurelles », affirment-ils.

Une marche pacifique prévue pour le 22 juillet

Parmi les revendications phares, la C64 exige la démission de Félix Tshisekedi, qu’elle accuse d’avoir « trahi son serment constitutionnel ». Ce mouvement s’inscrit dans le cadre d’une marche pacifique vers le Palais de la Nation, prévue pour le 22 juillet prochain. L’objectif ? Faire entendre la voix des citoyens face à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire.

En filigrane, la coalition rappelle que le projet de révision constitutionnelle, dans un contexte marqué par la guerre et l’occupation partielle du territoire, représente un danger majeur pour la stabilité du pays.