22 mai 2026

Le Reveil Noir

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Contrôle renforcé des fonds politiques : Ousmane Sonko défend une transparence absolue

Ousmane Sonko veut encadrer strictement les fonds politiques au Sénégal

Lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a réaffirmé avec force son engagement pour une gestion transparente des fonds alloués à la vie politique. Une position qui s’inscrit dans la continuité des promesses portées par le parti Pastef depuis plusieurs années.

Interpellé par les députés sur l’utilisation de ces ressources, il a clairement indiqué que l’objectif n’est pas d’éliminer les fonds politiques, mais bien de les soumettre à des mécanismes de contrôle rigoureux pour éviter tout détournement ou mauvaise gestion. « Chaque franc CFA issu des impôts des Sénégalais doit être suivi, vérifié et justifié », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une transparence totale dans ce domaine.

Un milliard 770 millions de francs CFA sous contrôle

Pour illustrer son propos, Ousmane Sonko a révélé détenir lui-même des fonds politiques à la Primature, estimés à près de 1 milliard 770 millions de francs CFA. Une transparence qu’il présente comme un moyen de montrer l’exemple et d’éviter toute suspicion. « Ce débat ne vise aucune personne en particulier, mais bien l’intérêt général », a-t-il précisé.

Des désaccords persistants avec le président Bassirou Diomaye Faye

Le Premier ministre a néanmoins reconnu l’existence de divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye, qui défend le maintien de ces fonds en invoquant des dépenses sensibles comme la sécurité nationale, le renseignement ou les engagements diplomatiques. Une position que Ousmane Sonko juge insuffisante en matière de transparence.

Il a rappelé que plusieurs pays, notamment en Europe, ont mis en place des commissions indépendantes pour superviser ces ressources. L’exemple de la France, où les fonds spéciaux sont suivis de près, a été cité pour appuyer son argumentaire.

Un projet de loi pour éviter un échec politique

Enfin, Ousmane Sonko a évoqué des échanges avec le chef de l’État après le dépôt d’une initiative parlementaire par le député Guy Marius Sagna. Il a mis en garde contre une saisine du Parlement, estimant qu’un tel processus pourrait affaiblir la crédibilité du régime en place.