En marge des festivités célébrant la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, une vague d’incidents a secoué la France, entraînant l’interpellation de plusieurs centaines de personnes, majoritairement dans la capitale. Ces événements tragiques ont été marqués par le décès d’un jeune homme de 24 ans sur le boulevard périphérique de Paris.
Dès le coup de sifflet final, l’ambiance a basculé : sur les célèbres Champs-Élysées, des groupes de jeunes ont vandalisé un abribus, se heurtant aux policiers qui tentaient de rétablir l’ordre. Près du Parc des Princes, à la Porte de Saint-Cloud, les forces de l’ordre ont été la cible de tirs de mortiers d’artifice, ripostant avec des gaz lacrymogènes et procédant aux premières arrestations. La soirée a ensuite été émaillée par l’incendie de vélos en libre-service et des affrontements intenses entre jeunes et forces de l’ordre au cœur des Champs-Élysées.
Le boulevard périphérique a été envahi, des dizaines de deux-roues le bloquant complètement. Des usagers ont été vus roulant à contresens et des piétons déambulant dangereusement parmi les véhicules. Un motard de 24 ans a trouvé la mort après avoir percuté de plein fouet un bloc de béton installé pour entraver la circulation. Plus tard dans la nuit, un adolescent de 17 ans a été gravement blessé de plusieurs coups de couteau et se trouve actuellement dans le coma.
57 policiers et gendarmes blessés
Le ministre de l’Intérieur a fait état, au matin du dimanche 31 mai, de 57 policiers et gendarmes blessés à travers le territoire national. Laurent Nuñez, a souligné une augmentation significative des projectiles et des tirs de mortiers. « Beaucoup de jets de projectiles, beaucoup de tirs de mortiers dont on constate une augmentation assez significative. Je la ferai évidemment chiffrer, mais manifestement il y a eu un usage accru de tirs de mortiers contre les forces de sécurité intérieure lors des interventions », a-t-il déclaré. Des images capturées dans le 8e arrondissement de Paris montrent un individu tirant des mortiers d’artifice en rafale.
Des tensions et des incidents ont également été recensés dans une quinzaine d’autres villes françaises, notamment à Grenoble (Isère), où des commerces ont été saccagés et pillés. Au total, la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai a vu l’interpellation de 780 personnes sur l’ensemble du territoire, dont 457 demeurent en garde à vue.
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