12 mai 2026

Faure Gnassingbé sur le front de l’opération Koundjoaré : un engagement clé pour la sécurité du Togo

En ce jeudi 7 mai 2026, le président du Conseil et chef suprême des armées, Faure Gnassingbé, a effectué une visite stratégique sur la ligne de front de l’opération Koundjoaré, située dans l’extrême nord du Togo. Ce déplacement audacieux, où le danger est omniprésent, visait à soutenir les troupes engagées dans une lutte acharnée contre l’extrémisme violent qui menace la région des Savanes. Chaque instant de cette immersion était crucial, le vrombissement des hélicoptères brisant le silence lourd de menaces.

Dans cette zone frontalière, où la poussière de l’harmattan cède progressivement la place aux premières chaleurs intenses de mai, la démarcation territoriale est bien plus qu’une simple ligne sur une carte. C’est une région de tension constante. Ici, l’adversaire demeure insaisissable, sans visage ni uniforme, mais sa présence se devine derrière chaque élément du paysage. C’est dans ce cadre hostile, au cœur d’une des batailles les plus vitales pour l’intégrité du Togo, que Faure Gnassingbé a choisi de se rendre vers 10 heures ce jour-là.

Accueilli dès sa descente d’hélicoptère par le colonel Latiémbé Kombaté, commandant supérieur de l’opération Koundjoaré, le chef de l’État n’était pas là pour une simple inspection. La situation est grave. L’environnement sécuritaire régional est jugé « préoccupant » par l’état-major militaire, et chaque décision prise sur le terrain a des implications humaines directes.

Ministère Des Armées

Au cœur du Poste de Commandement : l’analyse des menaces

La première phase de cette immersion présidentielle s’est déroulée à huis clos, au sein du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). Entouré de cartes satellites et de rapports de renseignement détaillés, le président du Conseil a assisté à un briefing complet sur l’évolution de la situation sécuritaire.

Les officiers ont exposé la dure réalité du terrain : une guerre asymétrique caractérisée par l’utilisation d’engins explosifs improvisés (IED), des tentatives d’infiltration de groupes armés terroristes venus du Sahel, et la difficulté constante de sécuriser des centaines de kilomètres de frontières poreuses.

Face à ces défis complexes, le chef suprême des armées a écouté attentivement les hauts responsables militaires, multipliant les questions sur les contraintes opérationnelles et matérielles rencontrées par les soldats sur le front. Il a ensuite souligné l’impératif d’une adaptation continue : renforcer les dispositifs de sécurité, optimiser la réactivité des unités et accroître l’efficacité opérationnelle afin de minimiser les vulnérabilités existantes.

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Tchamonga : le contact direct avec les forces en action

La phase la plus emblématique de cette visite restait cependant à venir. Le chef de l’État a de nouveau pris les airs, se dirigeant vers l’Est pour atteindre le poste opérationnel avancé (POA) de Tchamonga, implanté directement dans la bande frontalière.

Ici, la réalité du terrain se manifeste avec une intensité accrue. Devant une « caisse à sable » – une maquette tactique servant à simuler les positions ennemies – le président a pris connaissance des mécanismes de patrouille et des scénarios d’intervention déployés dans cette zone hautement sensible.

Puis est venu le moment du contact humain avec les soldats. Des visages marqués par les veilles nocturnes, les rigueurs climatiques et la pression constante, mais des regards empreints d’une détermination inébranlable. Prenant la parole, Faure Gnassingbé a rendu hommage au sens élevé du devoir et au sacrifice des forces engagées, pleinement conscientes que plusieurs de leurs camarades ont déjà donné leur vie pour la sécurité nationale.

Il a vivement encouragé les troupes à maintenir une vigilance constante face à une menace fluide et imprévisible, tout en réaffirmant l’appui indéfectible de la haute hiérarchie militaire.

Le président du Conseil a également rappelé que les besoins des forces déployées sont progressivement pris en compte par le renforcement des équipements et l’amélioration des capacités opérationnelles. Un message essentiel pour soutenir le moral des hommes engagés sur cette ligne de front stratégique.

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Koundjoaré : l’alliance du bouclier militaire et de la résilience sociale

Pourquoi cette visite revêt-elle une importance capitale aujourd’hui ? Parce que la bataille pour la région des Savanes ne se gagnera pas uniquement par la force des armes. Elle se joue également dans les esprits et le quotidien des populations locales, malheureusement cibles privilégiées de l’endoctrinement terroriste.

Le déplacement présidentiel a mis en lumière l’approche globale, ou « holistique », adoptée par le gouvernement togolais pour endiguer la propagation de l’insécurité :

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             │       APPROCHE HOLISTIQUE DE LA SÉCURITÉ         │
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 │ MILITAIRE     │            │ SOCIALE (PURS)│            │ PRÉVENTION    │
 │ Opération     │            │ Urgence dans  │            │ CIPLEV        │
 │ Koundjoaré    │            │ les Savanes   │            │ Dialogue &    │
 │ (Le Bouclier) │            │ (Résilience)  │            │ Communautés   │
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Si l’opération Koundjoaré constitue le bouclier militaire indispensable, l’État déploie en parallèle plusieurs programmes essentiels pour renforcer la résilience des populations locales :

  1. Le PURS (Programme d’Urgence pour la Région des Savanes) : Ce programme vise à fournir l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à des infrastructures éducatives et routières aux populations, afin d’éviter que la pauvreté ne devienne un terreau fertile pour l’extrémisme.

  2. Le CIPLEV : Ce comité interministériel œuvre en étroite collaboration avec les chefs traditionnels et la jeunesse pour identifier les signes de radicalisation et consolider la cohésion sociale au sein des communautés.

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Une diplomatie sécuritaire régionale renforcée

Cette visite sur le front a également souligné l’importance cruciale de la coopération sécuritaire entre le Togo et ses nations voisines, notamment le Bénin et le Burkina Faso. Les autorités togolaises sont convaincues que la lutte contre l’extrémisme violent ne peut être menée efficacement sans une coordination régionale intensifiée.

Dans un contexte ouest-africain marqué par des reconfigurations géopolitiques et des vulnérabilités sécuritaires persistantes, la stabilisation du nord du Togo dépasse désormais les frontières nationales.

En se rendant à Tchamonga, au plus près des unités militaires engagées, Faure Gnassingbé a envoyé un message clair : le Togo est déterminé à maintenir une pression constante sur les groupes armés et à préserver l’intégrité de son territoire, malgré un environnement régional particulièrement volatile.