7 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Gabon : consultations publiques sur le plan de zonage des espaces marins

Un projet national ambitieux pour la préservation des ressources marines

Dans le cadre de l’élaboration du Plan de zonage de l’espace marin gabonais, le ministère de l’Économie bleue mène actuellement une série de consultations publiques à travers tout le pays. Ces rencontres permettent de présenter aux acteurs locaux la vision stratégique du gouvernement en matière de gestion durable des écosystèmes marins et d’expliciter les orientations des plus hautes autorités nationales.

À Port-Gentil, une étape clé a été marquée par l’implication des professionnels de la pêche artisanale. Ces derniers ont été invités à donner leur avis sur le projet de zonage marin local, dans le cadre de l’initiative « Obligations bleues ». Ce programme place le Gabon à l’avant-garde mondiale en matière de financements innovants pour la conservation des milieux marins.

Une démarche collaborative pour une gestion équilibrée

L’objectif principal de ces consultations est de définir, de manière concertée, les futures aires marines protégées. Une fois finalisé, le projet de zonage sera soumis à l’approbation des instances décisionnelles du pays, garantissant ainsi une approche transparente et inclusive.

Ce projet technique s’inscrit dans une logique d’équilibre entre préservation écologique et développement économique. Il vise notamment à protéger les habitats essentiels comme les mangroves, tout en assurant un accès équitable aux ressources pour les acteurs locaux : pêcheurs artisanaux, femmes mareyeuses et transformateurs. Cette démarche inclut également une dimension intergénérationnelle, en prenant en compte les besoins des générations futures.

Des zones identifiées dans plusieurs provinces

Les équipes du ministère ont jusqu’au 19 juillet prochain pour cartographier précisément les secteurs stratégiques. Parmi eux figurent les zones de pêche traditionnelle, les couloirs migratoires des espèces marines ainsi que les espaces de résilience climatique. Ces travaux de délimitation concernent les provinces de l’Estuaire, de la Nyanga et de l’Ogooué-Maritime, trois régions essentielles pour la biodiversité et les activités économiques liées à la mer.