11 septembre 2026

Le Reveil Noir

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Gabon : Geoffroy Foumboula dénonce les excès verbaux des activistes et l’impunité des dérives

Alors que les tensions politiques s’exacerbent, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, figure majeure de la société civile gabonaise, alerte sur la montée des discours injurieux et des attaques personnelles contre les plus hautes autorités du pays. Lors d’une conférence de presse organisée à Libreville, il a fermement condamné les récentes outrances verbales visant le président Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse ainsi que sa mère. Mais son intervention va plus loin : elle interpelle directement les autorités sur leur gestion des rapports avec certains activistes de la diaspora, dont les méthodes questionnent.

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Geoffroy Foumboula Libeka Makosso rappelle que la liberté d’expression dans une démocratie ne doit jamais servir de paravent à l’injure ou à la diffamation. Il souligne que le débat public peut être vif, mais qu’il se doit de respecter des limites claires : celles du respect des personnes et des institutions. En pointant du doigt des déclarations attribuées à un activiste connu sous le pseudonyme de « Lanlaire », il insiste sur le franchissement d’une ligne rouge lorsque la contestation politique se transforme en attaques personnelles contre les dirigeants et leurs familles.

La liberté d’expression a des limites, rappelle le leader civique

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, l’engagement citoyen ne se mesure pas au volume des invectives, mais à la qualité des arguments et à la rigueur des actions entreprises. Il rappelle avoir toujours privilégié les voies légales et les plaidoyers structurés pour défendre ses convictions. Dans ce cadre, il rappelle une évidence souvent oubliée : « ne pas être d’accord avec quelqu’un ne justifie en rien l’insulte ou l’outrage ».

Il revient également sur la période de Transition, soulignant que si elle a pu faciliter des échanges avec certains compatriotes de l’étranger, elle ne doit pas être interprétée comme une immunité permanente. Pour lui, la restauration de l’ordre constitutionnel passe nécessairement par le respect strict des règles de droit. Il martèle que les propos injurieux, diffamatoires ou outrageants ne relèvent pas de la liberté d’expression, mais constituent des délits. Une affirmation qui vise à rappeler que la critique des institutions et de leurs représentants est légitime, mais qu’elle doit rester dans le cadre de la loi.

Proximité suspecte entre pouvoir et activistes virulents

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso ne se contente pas de critiquer les excès verbaux des activistes. Il interroge également la relation entre ces derniers et les autorités gabonaises. Selon lui, des invitations au pays, des apparitions dans les médias publics ou encore des échanges lors de déplacements présidentiels témoigneraient d’une proximité inquiétante avec des personnalités dont la notoriété repose sur des attaques répétées contre l’État.

Parmi les révélations évoquées lors de la conférence de presse, une allégation particulièrement frappante : un activiste aurait publiquement affirmé avoir reçu une somme de 150 000 euros (soit près de 100 millions de FCFA) de la part d’un membre de la délégation présidentielle pour s’en prendre verbalement au chef de l’État. À ce stade, il s’agit d’une déclaration non vérifiée, mais qui alimente les interrogations sur les mécanismes de financement des discours de haine et leur instrumentalisation politique.

Clarifier les relations pour éviter l’impunité

C’est sur ce point que Geoffroy Foumboula Libeka Makosso appelle à une prise de position ferme des institutions. Il estime que la présidence et ses collaborateurs doivent mettre un terme à toute proximité avec des activistes dont les seuls « états de service » seraient les insultes et les outrances. Pour lui, cette proximité envoie un mauvais signal : elle pourrait renforcer chez ces derniers le sentiment d’impunité et donner l’impression que l’outrance est un moyen efficace pour obtenir de la visibilité ou accéder au pouvoir.

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso insiste sur un principe fondamental : « la critique des institutions est essentielle, mais l’injure ou la diffamation ne sont pas des outils de débat démocratique ». Il craint que l’absence de poursuites judiciaires face à ces dérives ne banalise progressivement ces comportements, au risque de dégrader davantage le climat politique.

Vers une réponse judiciaire plutôt qu’une tolérance des abus

Face à ce constat, le leader de la société civile formule une demande claire : les autorités administratives et judiciaires doivent engager des poursuites contre les auteurs de ces dérives verbales. Il craint que, sans réaction concrète, l’opinion publique ne finisse par croire que certains activistes bénéficient d’une protection particulière.

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso adresse également un message aux internautes. Il les exhorte à ne plus participer à la propagation des contenus injurieux en se désabonnant des comptes concernés, en évitant de partager ces contenus et en utilisant les outils de signalement disponibles sur les plateformes. Une invitation à agir pour préserver la qualité du débat public, où la liberté d’expression doit rimer avec responsabilité.

En conclusion, son intervention soulève une question plus large : comment concilier la nécessaire liberté de critique dans une démocratie avec l’impérieuse nécessité de lutter contre les dérives verbales ? Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, la réponse est simple : distinguer clairement ce qui relève du débat démocratique et ce qui doit relever de la justice.