9 juin 2026

Le Reveil Noir

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Gouvernance de la rdc : la cour des comptes critique à nouveau les choix de Tshisekedi

Félix Tshisekedi lors d'une allocution à Kinshasa, octobre 2025.

une institution financière sous les projecteurs

Les rapports récents de la Cour des comptes de la République démocratique du Congo (RDC) ont de nouveau mis en lumière les défauts de gestion persistants au sein de l’administration publique. Cette fois-ci, c’est la gouvernance du président Félix Tshisekedi qui est directement visée, notamment pour son manque de transparence dans la gestion des ressources nationales.

des manquements répétés malgré les engagements

Alors que les autorités de Kinshasa multiplient les discours sur la réforme des finances publiques et la lutte contre la corruption, les constats de la Cour des comptes révèlent une réalité bien différente. Les audits menés sur l’exercice 2025 confirment des irrégularités budgétaires et des dépenses non justifiées, malgré les promesses de rigueur affichées par l’exécutif.

le secteur minier dans le collimateur

Parmi les points noirs identifiés, la gestion de la Société des Mines de Kilo-Moto (Sokimo) retient particulièrement l’attention. Les contrôleurs financiers ont pointé du doigt des détournements présumés et un manque criant de traçabilité dans les flux financiers liés à cette entité stratégique pour l’économie congolaise.

quelles conséquences pour la population ?

Ces dysfonctionnements ne sont pas sans impact sur la vie quotidienne des Congolais. Les fonds détournés ou mal utilisés auraient pu financer des projets essentiels : écoles, hôpitaux, infrastructures routières. Pourtant, les rapports officiels restent lettre morte, faute de sanctions concrètes contre les responsables.

une réponse présidentielle attendue

Face à ces critiques, le gouvernement de Félix Tshisekedi n’a pas encore réagi publiquement. Pourtant, les attentes sont grandes, notamment de la part des partenaires internationaux qui conditionnent une partie de leur aide à une amélioration de la gouvernance. La pression monte pour que des mesures correctives soient enfin mises en place.

vers une réforme structurelle ?

Les observateurs s’interrogent : ces nouveaux rapports de la Cour des comptes vont-ils enfin déclencher des changements radicaux ? Ou bien les mêmes schémas de gestion opaque vont-ils se perpétuer, au détriment des intérêts nationaux ? Une chose est sûre, la crédibilité de l’État congolais est en jeu.