L’armée de la RDC interdit l’usage non autorisé des smartphones en zone de combat
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) viennent de lancer un nouveau rappel à l’ordre strict concernant l’utilisation des téléphones portables par les militaires en première ligne. Cette mesure vise à prévenir les risques liés à la sécurité opérationnelle, après plusieurs incidents signalés ces dernières semaines.
Une menace pour les opérations militaires
Dans un communiqué publié ce 10 juillet, le porte-parole par intérim des FARDC, le lieutenant-colonel Mak Hazukay, met en garde contre les dangers liés à un usage imprudent des smartphones en zone de combat. Selon lui, un téléphone allumé ou utilisé de manière inappropriée peut révéler la position des troupes, faciliter leur localisation par les groupes armés ennemis et exposer les unités à des attaques ciblées.
Les militaires sont désormais tenus de respecter des règles strictes : interdiction de partager leur position, leurs déplacements, leurs missions ou leurs effectifs, que ce soit sur les réseaux sociaux ou via des messageries privées. Toute utilisation non autorisée doit être signalée immédiatement aux supérieurs hiérarchiques.
Contexte et précédents
Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est du pays, notamment dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga (Sud-Kivu), où les FARDC affrontent les rebelles du groupe M23. Plusieurs vidéos circulant sur internet ces derniers jours montraient des soldats congolais exprimant publiquement leurs difficultés et leurs revendications, mettant en lumière les conditions précaires dans lesquelles se déroulent les opérations.
Ce n’est pas la première fois que l’armée congolaise intervient sur ce sujet. Des rappels similaires avaient déjà été effectués lorsque le front se situait près de Goma, dans le Nord-Kivu. À chaque fois, les autorités militaires ont souligné que la discrétion est un impératif absolu pour garantir la sécurité des troupes et le succès des missions.
Un enjeu de sécurité nationale
Les FARDC rappellent que la sécurité des opérations dépend en grande partie du comportement individuel. Un seul manquement peut compromettre l’ensemble d’une unité. Elles insistent sur la nécessité pour chaque soldat de faire preuve de vigilance, de discrétion et de professionnalisme afin de préserver l’intégrité des missions en cours.
Cette mesure s’ajoute aux efforts déployés par l’armée pour renforcer sa crédibilité et son efficacité face aux défis sécuritaires persistants en RDC.
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