Erling Haaland, le prolifique attaquant de Manchester City, a été écarté du groupe pour la dernière journée de Premier League face à Aston Villa. Cette décision a marqué les esprits, d’autant plus qu’elle coïncidait avec les adieux émouvants de l’entraîneur emblématique, Pep Guardiola, aux supporters des Citizens. Le technicien catalan a tenu à justifier l’absence de son buteur norvégien avant de tirer sa révérence.
Une rotation complète pour un départ mémorable
L’exclusion d’Haaland du onze de départ s’inscrivait dans une stratégie de revue d’effectif à grande échelle, orchestrée par Guardiola pour ses adieux à l’Etihad. Après avoir vu le titre de Premier League échapper à son équipe au profit d’Arsenal suite à un match nul en milieu de semaine, l’entraîneur a choisi de privilégier une atmosphère de célébration et de préparer les échéances internationales plutôt que d’aligner son équipe type.
Neuf changements ont été opérés dans la composition initiale, une manière de saluer les joueurs ayant contribué aux succès du club sous sa direction. « C’est un mélange, beaucoup de joueurs qui n’ont pas joué depuis longtemps », a précisé Guardiola avant le coup d’envoi. « Nous voulons une ovation debout pour Bernardo [Silva] et John [Stones]. Si c’était le dernier match pour remporter la Premier League, la composition ne serait pas la même. »
Une pensée pour la Coupe du monde
Au-delà de l’aspect sentimental de cette rencontre, l’absence d’Erling Haaland s’explique également par des impératifs pratiques. L’attaquant devait rejoindre la sélection norvégienne pour la Coupe du monde, clôturant ainsi une saison particulièrement exigeante, durant laquelle il a une fois de plus dominé le classement des buteurs.
Même s’il n’a pas participé à cette ultime journée, Haaland était virtuellement assuré de remporter le Soulier d’or de la Premier League. Avec 27 réalisations cette saison, il disposait d’une avance confortable de cinq buts sur son concurrent le plus proche, Igor Thiago de Brentford. Guardiola a d’ailleurs insisté sur la fatigue physique de ses joueurs : « Beaucoup de joueurs ont beaucoup joué ces derniers temps. Ils ont été incroyables pour ce club, et je suis ravi de leur offrir du temps de jeu aujourd’hui. »
Hommage aux légendes qui s’en vont
La formation alignée contre Aston Villa était aussi un vibrant hommage à la période de domination de Manchester City. Bernardo Silva et John Stones figuraient parmi les titulaires, eux qui devaient également quitter le club en même temps que Guardiola cet été, marquant la fin de parcours légendaires à l’Etihad Stadium. Seuls Silva et Antoine Semenyo avaient été reconduits du onze qui avait affronté Bournemouth quelques jours auparavant.
La défense a été remaniée avec l’intégration de Ruben Dias, Nathan Aké et Rico Lewis, tandis que Phil Foden occupait un rôle de meneur de jeu. En alignant cette équipe, Guardiola a offert aux supporters une ultime occasion de rendre hommage à ce groupe de joueurs qui a marqué ses dix années à la tête du club.
Unai Emery salue un génie du football
Avant le début de la rencontre, l’entraîneur d’Aston Villa, Unai Emery, a témoigné de son respect envers Pep Guardiola en lui offrant une réplique miniature du lion emblématique de Villa Park. Ce geste symbolique a souligné l’estime mutuelle entre les deux techniciens.
Emery, qui a croisé la route de Guardiola à 19 reprises durant sa carrière, n’a pas tari d’éloges pour l’homme qui a régné sur le football anglais depuis son arrivée en 2016 : « Pour moi, c’est le meilleur entraîneur, mais c’est aussi une personne fantastique. Je le respecte car je le trouve humble. Il est toujours très respectueux envers moi, et je le vois aussi avec les autres entraîneurs, dans le football comme dans la vie. »
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