Après un match nul décisif (1-1) de Manchester City à Bournemouth mardi soir, Arsenal s’est officiellement emparé du titre de Premier League. Les Gunners ne peuvent plus être rattrapés avant l’ultime journée, célébrant ainsi leur 14e couronne de champion d’Angleterre.
Vingt-deux ans d’attente ont pris fin ce mardi soir pour Arsenal. Les Londoniens ont décroché leur quatorzième titre de champion d’Angleterre, une consécration acquise avant même la 38e et dernière journée de Premier League. Ce sacre est le fruit d’une saison remarquable, mais aussi d’un dénouement inattendu : le match nul (1-1) concédé par Manchester City face à une équipe de Bournemouth surprenante et audacieuse. Les Gunners peuvent chaleureusement remercier la formation dirigée par Andoni Iraola, reconnue pour son jeu offensif et plaisant.
Les Cherries, emmenés par un brillant Adrien Truffert, ont privé les Citizens d’un point crucial, scellant ainsi le destin du championnat. Arsenal comptait alors cinq points d’avance à une journée de la fin. Malgré une égalisation tardive d’Erling Haaland à la 90e+5, qui a maintenu un mince espoir d’un second but salvateur, Manchester City n’a pas pu obtenir les trois points qui l’auraient rapproché de la cinquième place et des Reds. Le rêve d’une finale à distance lors de la 38e journée s’est envolé pour Manchester City juste avant la mi-temps, sur un but splendide signé Eli Junior Kroupi.
Servi magnifiquement par une passe en retrait de Truffert, après une course impressionnante de cinquante mètres, l’ancien joueur de Lorient a réalisé un enchaînement technique parfait du pied droit, trompant Gianluigi Donnarumma d’une frappe imparable en pleine lucarne (1-0, 39e). Quelques heures seulement après avoir confirmé son choix de représenter l’équipe de France plutôt que le Portugal pour la Coupe du monde, Kroupi a une fois de plus fait parler de lui en inscrivant son treizième but de la saison.
Avant l’ouverture du score par Bournemouth, les Citizens avaient pourtant eu plusieurs opportunités: un tir du gauche de Jérémy Doku, bien capté par Petrovic (5e), un but refusé à Antoine Semenyo pour hors-jeu, suite à un recul-frein astucieux de Truffert (12e), et une frappe de Haaland contrée in extremis devant sa ligne par Evanilson.
Guardiola : une fin de règne sur un goût d’inachevé
Manchester City aurait pu prendre l’avantage, mais leur intensité n’a pas été à la hauteur de l’enjeu. L’équipe de Pep Guardiola a montré des signes de faiblesse en fin de première période, se laissant même déborder sur l’action menant au but de Kroupi. Malgré un retour avec de meilleures intentions en seconde mi-temps, obligeant Petrovic à un arrêt décisif devant Nico O’Reilly (46e), le sursaut a été de courte durée, même avec les entrées de Savinho, Cherki et Foden (55e).
Paradoxalement, ce sont les joueurs de Bournemouth qui se sont créé les occasions les plus nettes en deuxième période : Donnarumma a dû repousser une reprise d’Evanilson (52e), Rayan a heurté le poteau du gardien italien (62e) avant de le contraindre à une nouvelle parade (69e), et David Brooks a lui aussi touché le montant de City (89e). Manquant de détermination et d’efficacité, Manchester City n’a pas su faire la différence au moment crucial, malgré le but de Haaland dans le temps additionnel. Mais il était bien trop tard pour raviver l’espoir. Cette contre-performance a mis fin à toutes leurs illusions. Pep Guardiola quittera probablement le club avec ce regret, bien qu’il ait tout de même remporté les deux Coupes nationales lors de sa dixième et dernière saison à Manchester.
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