4 juin 2026

Le Reveil Noir

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Le Maroc se positionne comme hub numérique : l’ambition africaine de l’e-commerce

Le Maroc s’apprête à insuffler une nouvelle dynamique à son secteur du commerce électronique. Le ministère de l’Industrie et du Commerce est à l’œuvre pour élaborer une feuille de route nationale. L’objectif est clair : structurer le domaine, renforcer sa compétitivité et étendre sa portée sur les marchés internationaux, avec la ferme intention de faire du Royaume une plateforme numérique de référence à l’échelle africaine.

E-commerce : en 2025, les revenus de ce secteur vont exploser en Afrique

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de croissance fulgurante du commerce en ligne à travers le monde. Les données du ministère révèlent un marché mondial ayant atteint 5 800 milliards de dollars en 2023, avec des projections à 8 000 milliards d’ici 2027. Au Maroc, l’activité affiche également une expansion rapide, avec un chiffre d’affaires sectoriel estimé à 19 milliards de dirhams en septembre 2023, porté par une augmentation annuelle moyenne excédant les 30%.

Malgré ce potentiel prometteur, l’essor du commerce électronique marocain est freiné par plusieurs obstacles. Les autorités identifient notamment des lacunes au niveau du cadre juridique, de la fiscalité, des infrastructures logistiques et de l’organisation du marché. La question de la confiance des consommateurs demeure également cruciale, alors que le paiement à la livraison, longtemps prédominant, ne suffit plus à couvrir l’évolution des pratiques numériques.

Une analyse stratégique approfondie du secteur

Pour jeter les bases de cette transformation, le ministère prévoit de lancer une étude exhaustive du secteur. Cette analyse détaillée aura pour but d’établir un diagnostic précis, en abordant des aspects clés tels que la gouvernance, les infrastructures numériques et logistiques, les modèles économiques actuels, ainsi que l’impact du commerce électronique sur des filières stratégiques comme l’agroalimentaire et le textile. Les répercussions anticipées de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) seront également intégrées à cette évaluation.

La future stratégie s’inspirera par ailleurs des expériences internationales réussies, afin d’identifier les meilleures pratiques et d’adapter les recommandations au contexte spécifique du Maroc. L’objectif final est de définir un modèle de développement à l’horizon 2030, assorti d’objectifs concrets en matière de croissance économique, de création d’emplois, d’attraction d’investissements, d’intégration des petites et moyennes entreprises (PME) et d’ouverture sur la scène internationale.