11 septembre 2026

Le Reveil Noir

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Mali : financement bouclé pour l’extension du réseau électrique de Bamako

Le Mali a franchi une étape décisive dans la concrétisation du projet de boucle électrique haute tension 225 kV Nord de Bamako (PBNB). Avec un budget global de 166 millions d’euros, cet ambitieux chantier vise à renforcer significativement l’alimentation en électricité de la capitale et de ses alentours. Selon les projections, cette infrastructure permettra de connecter 10 000 nouveaux foyers ainsi que des petites entreprises, tout en optimisant l’approvisionnement pour une quarantaine d’unités industrielles.

Un réseau électrique renforcé pour la capitale

Le PBNB repose sur la construction d’une ligne double circuit de 103 km, reliant les localités de Kodialani, Kambila, Safo et Dialakorobougou. En parallèle, le projet prévoit l’extension de deux postes électriques existants et la création de trois nouveaux centres de transformation, dont deux situés à Safo et Kénié. Ces aménagements visent à moderniser le réseau et à réduire les risques de coupures fréquentes.

Un financement multi-sources pour une infrastructure stratégique

Dès le début du mois de juillet, le projet a pris une dimension opérationnelle avec la validation par le Conseil national de transition (CNT) du Mali des accords de prêt signés entre la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement malien. Cette approbation s’ajoute à plusieurs autres financements déjà obtenus, consolidant ainsi la viabilité du projet.

Parmi les contributions clés, on retrouve un prêt de 68 millions d’euros accordé par la Banque islamique de développement en décembre 2025, suivi d’un engagement de 43,7 millions d’euros de la Banque ouest-africaine de développement en mai 2025. La Banque européenne d’investissement (BEI) avait également contribué dès décembre 2020 avec un prêt de 45 millions d’euros.

La contribution de la BAD et des fonds climatiques

L’enveloppe de la BAD, représentant une part essentielle du financement, est structurée autour de plusieurs instruments. Le Fonds africain de développement a octroyé un prêt concessionnel de 30,8 millions d’euros, tandis que la Facilité d’appui à la transition a apporté 16,6 millions d’euros. Par ailleurs, le Fonds d’investissement climatique a participé avec un prêt de 4,4 millions d’euros et un don de 5,9 millions d’euros, complété par un don de 1,9 million d’euros du Fonds vert pour le climat. Ces financements couvrent 36,13 % du coût total du projet, auquel s’ajoute une participation de 3,6 % du gouvernement malien.

À terme, ces investissements ouvriront la voie à une meilleure intégration des futures sources d’approvisionnement énergétique, telles que l’interconnexion entre la Guinée et le Mali, la ligne Manantali 2 ainsi que les futures centrales solaires prévues à Kambila et Safo.