22 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Maroc et États-Unis : un sommet maritime pour sécuriser les océans africains

Rabat au cœur des enjeux maritimes africains en 2026

La capitale marocaine, Rabat, accueille cette année le Sommet des forces maritimes africaines (AMFS 2026), un événement majeur dédié à la sécurité et à la coopération en mer, qui se déroule du 20 au 24 juillet. Organisé sous l’égide de la Marine royale, en collaboration avec les Forces navales américaines en Europe et en Afrique (NAVAF) et les Forces des marines américaines en Europe et en Afrique (MARFORAF), ce sommet met l’accent sur l’innovation et la sécurité des espaces aquatiques.

L’édition 2026 se distingue par une approche structurée en trois axes principaux : l’innovation politique au niveau national, incluant la collaboration interministérielle et la coopération régionale ; l’innovation technologique, particulièrement dans le domaine de la surveillance maritime ; et enfin, la consolidation des partenariats avec les pays voisins et les alliés internationaux.

L’objectif affiché est de répondre aux défis communs qui pèsent sur les voies maritimes africaines, en renforçant les capacités locales et en favorisant une coopération renforcée entre les nations.

Renforcer la sécurité maritime : une priorité partagée

Lors d’une conférence de presse, le contre-amiral Mohamed Tahin, inspecteur de la Marine royale au sein des Forces armées royales (FAR), a souligné l’engagement du Maroc en faveur d’une coopération africaine renforcée et d’une stabilité régionale accrue. « La sécurité maritime est une responsabilité fondamentale pour notre continent », a-t-il déclaré, ajoutant que « aucun pays ne peut relever seul les défis qui se posent ».

Les échanges porteront notamment sur des enjeux cruciaux comme la piraterie, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, le trafic maritime illégal, le terrorisme, les migrations irrégulières et la protection des écosystèmes marins. « Nous devons agir ensemble pour garantir la sécurité des voies navigables et préserver les ressources marines », a-t-il insisté.

Le responsable a également mis en avant l’importance de l’innovation technologique et de l’échange de bonnes pratiques pour renforcer les capacités collectives. « Une réponse efficace passe par un dialogue continu, une confiance mutuelle et une action coordonnée entre tous les acteurs », a-t-il conclu.

Une vision américaine pour des océans plus sûrs

Le commandant de la NAVAF, l’amiral George Wikoff, a rappelé l’importance stratégique de la sécurité maritime pour le commerce international, la sécurité alimentaire et la stabilité des régions côtières. « Les menaces qui pèsent sur les mers africaines sont transfrontalières et nécessitent une réponse collective », a-t-il affirmé.

Il a évoqué des défis majeurs comme la contrebande, la criminalité transnationale et les activités terroristes en mer, soulignant que « aucune nation ne peut agir seule ». L’objectif est de façonner des solutions durables et de former des partenaires compétents, capables de sécuriser leurs zones maritimes et de collaborer efficacement avec les pays voisins.

« Notre mission est de renforcer les relations et de soutenir le développement de compétences professionnelles, afin que chaque pays puisse répondre aux crises et protéger ses intérêts maritimes », a-t-il expliqué.

Une coopération Maroc – États-Unis en pleine expansion

L’AMFS 2026 s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens entre le Maroc et les États-Unis, notamment dans le domaine militaire. Cette dynamique bilatérale, déjà visible lors de l’exercice African Lion, se traduit par un intérêt croissant pour le développement d’une industrie militaire nationale au Maroc.

Les discussions sur ce sujet occupent une place centrale dans les échanges entre Rabat et Washington. Ben Ziff, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis à Rabat, a confirmé que la coopération militaro-industrielle était un « élément clé des discussions ». « Nous explorons des pistes de collaboration pour répondre à nos besoins communs », a-t-il déclaré, ajoutant que le Maroc, avec son tissu industriel solide, représentait un « partenaire de choix ».

Les échanges portent sur des projets de coproduction, la création d’emplois locaux et le renforcement des capacités industrielles marocaines. « L’objectif est de partager nos expertises pour renforcer la sécurité de tous », a-t-il résumé.

Cette édition de l’AMFS accueille également la Conférence des sous-officiers supérieurs africains (SEL), offrant un cadre propice à l’échange d’expériences et à la recherche de solutions innovantes pour une sécurité maritime optimale.