9 juin 2026

Le Reveil Noir

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Maroc : l’accord de Skhirat, clé d’une solution politique pour la Libye à l’UA

Lors d’une séance décisive du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS de l’UA), l’ambassadeur marocain Mohamed Arrouchi a réaffirmé, depuis les tribunes de ce forum continental, l’engagement indéfectible du Royaume en faveur d’une résolution pacifique de la crise libyenne.

Un cadre international reconnu pour la réconciliation libyenne

Face aux représentants des États membres, l’émissaire marocain a rappelé avec fermeté que l’Accord de Skhirat, paraphé le 17 décembre 2015 sous l’égide des Nations unies, constitue toujours le socle juridique et politique le plus solide pour rétablir la stabilité en Libye. Il a insisté sur deux principes fondamentaux portés par ce texte : l’indivisibilité du territoire libyen et la nécessité de préserver sa souveraineté nationale, deux piliers souvent menacés par les divisions internes.

Selon ses propos, cet accord, fruit d’un long processus de médiation internationale, reste le seul référentiel capable de rassembler toutes les factions libyennes autour d’un projet commun. « La Libye ne peut se reconstruire que par le dialogue et dans le respect des institutions », a-t-il déclaré, soulignant que toute solution militaire serait contre-productive et risquerait d’aggraver les fractures.

L’ambassadeur marocain Mohamed Arrouchi s’exprimant devant le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur la crise libyenne

Les initiatives de Bouznika et le rapprochement Tripoli-Zenten

Le diplomate a également évoqué les différentes étapes du processus de réconciliation impulsé par le Maroc. Parmi elles, les rencontres de Bouznika, organisées sous l’égide de Rabat, ont permis de jeter les bases d’un dialogue constructif entre les parties libyennes. Ces rencontres ont abouti à des avancées concrètes, comme la signature, le 7 janvier 2026 à Tripoli, d’un accord historique entre des représentants du Gouvernement d’unité nationale et ceux du gouvernement de l’Est libyen.

Ces négociations, menées dans un esprit de neutralité et de médiation, ont démontré que la voie politique reste la seule viable. « Le Maroc agit comme un facilitateur impartial, a-t-il précisé, en insistant sur le rôle central de son pays dans l’accompagnement de ces démarches. Les efforts de rapprochement déployés depuis des mois visent à créer un climat de confiance indispensable à toute avancée.

L’Union africaine salue les contributions du Maroc

L’ambassadeur a tenu à saluer les efforts de l’Union africaine dans la recherche d’une issue pacifique à la crise libyenne. Le CPS de l’UA, en tant qu’instance continentale de référence, a multiplié les initiatives pour encourager le dialogue et la coopération entre les différentes factions. Ces actions s’inscrivent dans une logique panafricaine visant à renforcer la stabilité et la sécurité sur le continent.

Mohamed Arrouchi a rappelé que le Maroc, en alignant ses positions sur celles de l’UA, réaffirme son attachement aux valeurs de solidarité africaine et à la recherche de solutions collectives. « La paix en Libye est une priorité pour l’Afrique tout entière, a-t-il conclu, invitant les États membres à poursuivre leurs efforts conjoints pour éviter une escalade militarisée.