Avec un budget colossal de 3,7 milliards de dirhams (soit 402,2 millions de dollars), l’Union européenne (UE) et les ambassades d’Allemagne, d’Italie et de France ont validé un programme d’envergure dédié à la Politique nationale de l’eau (PNE) du Maroc. Ce financement vise à soutenir les initiatives du Royaume pour renforcer la gestion des ressources hydriques, un enjeu devenu critique face aux défis climatiques et démographiques.
Un partenariat stratégique pour une gestion durable de l’eau
Le programme mis en place s’articule autour de trois axes majeurs :
- L’amélioration de la connaissance des ressources hydriques, afin d’optimiser leur exploitation et leur préservation.
- L’optimisation de la gestion des phénomènes extrêmes, tels que les sécheresses prolongées ou les inondations, pour limiter leur impact sur les populations et les infrastructures.
- Le renforcement des capacités institutionnelles du secteur, en favorisant les échanges d’expertise et l’assistance technique entre les institutions marocaines et européennes.
Sur le plan financier, ce projet repose sur une contribution européenne de 514,4 millions de dirhams, complétée par trois prêts totalisant 3,2 milliards de dirhams, mobilisés auprès d’institutions financières européennes.
Le Maroc confronté à une crise hydrique sans précédent
Le Royaume fait face à un stress hydrique croissant, exacerbé par plusieurs facteurs :
- Des années consécutives de sécheresse qui réduisent drastiquement les réserves en eau.
- Une demande en eau en forte hausse, liée à la croissance démographique et aux besoins agricoles.
- Un déficit pluviométrique alarmant, aggravé par les effets du changement climatique.
Pour y répondre, le Maroc a engagé une série de mesures ambitieuses :
- Construction de barrages pour stocker l’eau et sécuriser son approvisionnement.
- Développement des interconnexions hydrauliques afin de redistribuer les ressources entre les régions.
- Réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation et l’industrie.
- Programmes d’économie d’eau dans les réseaux d’alimentation potable et d’irrigation, pour limiter les gaspillages.
Le dessalement de l’eau de mer, une solution d’avenir
Face à ces défis, le Maroc mise sur le dessalement de l’eau de mer comme levier stratégique pour garantir sa sécurité hydrique. Ce choix s’inscrit dans une vision à long terme :
- Couvrir plus de 50 % des besoins en eau potable d’ici 2030 grâce à cette technologie.
- Irriguer des zones agricoles étendues, renforçant ainsi la souveraineté alimentaire du pays.
- Réduire la dépendance aux aléas climatiques, en diversifiant les sources d’approvisionnement.
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