9 juin 2026

Le Reveil Noir

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Médiation pour l’est de la RDC : l’ONU félicite le Togo et promet son appui à Faure Gnassingbé

Faure Gnassingbé et James Swan

Le lundi 8 juin 2026, à Lomé, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, accompagné de l’envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, a été reçu par le président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé. Ce dernier agit comme médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise dans l’est de la RDC.

Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des initiatives diplomatiques en cours et sur la manière dont l’ONU peut renforcer les efforts de médiation menés sous l’égide de l’UA. Les deux responsables onusiens ont salué l’engagement du Togo dans la promotion de la paix, de la stabilité et du règlement pacifique des conflits sur le continent. Ils ont réaffirmé leur pleine disponibilité à accompagner le médiateur désigné de l’UA pour parvenir à une solution équitable et durable à la crise qui secoue l’est de la RDC.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la réunion semestrielle d’évaluation de la médiation africaine. James Swan participait pour la première fois à ces travaux depuis sa prise de fonction, il y a près de deux mois.

Malgré l’existence de l’Accord de Washington et de multiples réunions d’évaluation, la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC continue de se détériorer. L’érosion de la confiance entre les parties et le manque de volonté politique de certains acteurs régionaux demeurent des obstacles majeurs. Les médiateurs, notamment les États-Unis et le Qatar, sont appelés à redoubler d’efforts pour faire face à la rébellion de l’AFC/M23, que Kinshasa accuse d’être soutenue par le Rwanda.

De nombreuses voix s’élèvent aux niveaux national, régional et international pour exiger le respect des engagements pris, mais ces appels restent sans effet notable. Chaque partie continue d’interpréter les dispositions de l’accord selon ses propres vues, rendant sa mise en œuvre hypothétique. Le processus de Doha, mené sous l’égide du Qatar, n’a pas davantage permis de rapprocher les positions de Kinshasa et de l’AFC/M23. L’étape de Montreux, en Suisse, n’a pas produit les résultats escomptés, et la détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient a relégué ce dossier au second plan.