Nouvelle régulation des voyages des dirigeants : Sonko serre la vis aux directeurs généraux
Le Premier ministre Ousmane Sonko durcit les règles concernant les déplacements à l’étranger des hauts responsables publics et des dirigeants d’entreprises publiques. Objectif affiché : mettre fin aux abus et rationaliser les missions officielles jugées trop fréquentes et mal contrôlées.

Une surveillance accrue des missions officielles
Ousmane Sonko a annoncé des mesures strictes pour encadrer les voyages des ministres et des directeurs généraux. « J’interdis presque systématiquement les demandes de déplacement des ministres, déclare-t-il. En revanche, les directeurs généraux échappaient jusqu’alors à mon contrôle, s’appuyant souvent sur leur ministère de tutelle pour justifier leurs absences prolongées. »
Des chiffres qui interrogent
Le chef du gouvernement a révélé avoir demandé un bilan détaillé des déplacements effectués ces trois derniers mois. « Les chiffres m’ont profondément surpris, confie-t-il. Sur une période de 90 jours, certains directeurs généraux ont passé jusqu’à 30 jours à l’étranger, d’autres 20 ou 15 jours. » Ces statistiques ont confirmé ses craintes sur l’ampleur des dérives dans la gestion des missions officielles.
Une réforme du système de validation
Pour remédier à cette situation, Ousmane Sonko a annoncé une réorganisation complète du processus de validation des voyages à l’étranger. « À partir de maintenant, plus aucun déplacement ne sera autorisé sans mon accord préalable, assure-t-il. Tous les directeurs généraux devront désormais me soumettre leurs demandes pour approbation. »
Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de transparence et de rigueur budgétaire au sein de l’administration sénégalaise.
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