Dakar — Le Premier ministre Ousmane Sonko a donné des directives claires aux membres du gouvernement lors d’un conseil interministériel dédié aux infrastructures. Objectif : accélérer la finalisation et la mise en service des projets en cours, tout en garantissant leur qualité et leur durabilité.
Des infrastructures stratégiques à relancer sans délai
Parmi les 62 projets identifiés comme bloqués, plusieurs infrastructures majeures nécessitent une attention prioritaire. Le Premier ministre a cité notamment le port de Foundiougne-Ndakhonga, le quai de pêche de Ndangane Sambou, le point de débarquement aménagé de Soumbédioune et les sites de transformation de Rufisque, tous situés dans l’ouest du pays. Ces réalisations, essentielles pour le développement économique, doivent être exploitées rapidement, notamment via des partenariats public-privé.
Les régions du centre, comme Kaolack et Fatick, abritent également des infrastructures critiques, dont les dragues de l’Agence nationale des affaires maritimes, indispensables pour la gestion des ressources halieutiques. Par ailleurs, des projets emblématiques comme l’université du Sine-Saloum El Hâdj Ibrahima Niass, les espaces numériques ouverts, les aéroports régionaux de Saint-Louis, Matam et Kolda, ainsi que le terminal à conteneurs du port de Nadayane doivent être achevés dans les meilleurs délais. Le Premier ministre a également rappelé l’urgence de finaliser la reconstruction de l’hôpital Aristide-Le-Dantec à Dakar.
Des maisons de la jeunesse et de la citoyenneté à équiper avant 2026
Ousmane Sonko s’est également penché sur les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté en construction dans plusieurs villes, dont Tivaouane, Mbour, Linguère, Ranérou, Bambey, Diourbel, Kaolack et Tambacounda. Il a exigé que ces infrastructures soient équipées et mises en service au plus tard le 30 novembre 2026. Les ministères de la Jeunesse, des Finances et du Budget, ainsi que ceux des Collectivités territoriales, sont chargés de superviser ces opérations.
Une gestion optimisée des projets agricoles et agroindustriels
Le conseil interministériel a également abordé les fermes villageoises « Naatangué », réparties dans les régions de Fatick, Kaolack, Louga, Thiès et Tambacounda, ainsi que les agropoles de Mpal, Adéane, Dioulacolon et Mbellacadiao. Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de définir des modèles d’exploitation durables avec des partenaires privés, en tenant compte des besoins locaux. Les ministères concernés doivent explorer toutes les options de valorisation, qu’il s’agisse de cessions, de baux emphytéotiques, de concessions ou de partenariats public-privé, afin de mobiliser de nouvelles ressources d’investissement.
Valorisation et recyclage des actifs publics
Le Premier ministre a souligné l’importance de revisiter le patrimoine immobilier et foncier de l’État pour en optimiser l’utilisation. Cela inclut les parcs nationaux (Niokolo-Koba, Hann, delta du Saloum, Djoudj), les réserves urbaines du Technopole et du lac Rose, ainsi que les sites naturels. Il a demandé aux ministères compétents de proposer des mécanismes de valorisation ou de recyclage adaptés, en respectant les législations locales.
Concernant les missions diplomatiques et consulaires sénégalaises à l’étranger, Ousmane Sonko a exigé l’élaboration d’un mécanisme de valorisation conforme aux intérêts nationaux et aux lois des pays d’accueil. Une réunion interministérielle sera organisée pour établir une doctrine claire en la matière.
D’autres actifs publics, tels que ceux de La Poste, des secteurs ferroviaire, aéroportuaire, autoroutier, des universités publiques, des hôpitaux et des infrastructures sportives, doivent également faire l’objet d’une gestion optimale. Le Premier ministre a recommandé leur recyclage ou valorisation, avec une possible implication du secteur privé pour en assurer une exploitation efficace.
Enfin, il a demandé aux autorités de trouver le mode de gestion le plus approprié pour le patrimoine immobilier des armées, y compris l’implication du secteur privé, afin d’en maximiser l’utilité.
Une feuille de route pour la qualité et la durabilité
Ousmane Sonko a rappelé que tous ces projets devaient être menés à terme en respectant les normes de qualité et de coût. Il a insisté sur l’importance d’une planification rigoureuse, notamment pour les questions techniques liées aux réseaux d’eau, d’électricité et de télécommunication. Les ministères devront désormais intégrer ces exigences dans leurs projets, en définissant des modèles d’exploitation appropriés et des plans de maintenance durables.
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