11 septembre 2026

Le Reveil Noir

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Ousmane Sonko interpelle le gouvernement sur l’accord avec le FMI

Ousmane Sonko - Président de l'Assemblée nationale

Ousmane Sonko, figure politique majeure en sa qualité d’ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, a exprimé son point de vue incisif sur la récente entente entre le Fonds Monétaire International (FMI) et le gouvernement du Sénégal. Il a clairement annoncé, via sa plateforme Facebook, que cette nouvelle coopération ferait l’objet d’un débat approfondi au sein de l’institution parlementaire, abordant ses multiples facettes et implications.

Suite à l’annonce d’un nouvel accord FMI-Sénégal, prévoyant un programme de prêt de plus de 2 milliards de dollars (environ 1 245 milliards de francs CFA) pour soutenir Dakar, Ousmane Sonko est revenu sur le devant de la scène. Cette intervention fait écho à ses révélations de 2024 concernant une dette dissimulée, qui avait conduit à la suspension du précédent programme du FMI pour le Sénégal. L’actualité africaine souveraine est au cœur de ses préoccupations.

« Nous avons pris note des déclarations successives du FMI et du gouvernement du Sénégal concernant un accord technique. Il est important de rappeler que celui-ci ne sera définitif qu’après l’approbation du conseil d’administration du Fonds », a souligné Ousmane Sonko. Il a néanmoins relevé que « le langage diplomatique employé de part et d’autre ne fournit aucune précision sur les détails de ce projet d’accord, ni sur les engagements pris par le Sénégal, tels qu’ils transparaissent du communiqué du FMI ».

Des interrogations clés pour le Sénégal

L’ancien Premier ministre a soulevé une série de questions fondamentales, soulignant le besoin impérieux de clarté pour l’ensemble des Sénégalais, qui seront les garants de ces engagements présents et futurs :

  • Quelles sont les obligations du Sénégal concernant le « traitement de sa dette » ?
  • Quelles réformes majeures sont envisagées (notamment la viabilité des finances publiques, la protection des ménages vulnérables, la mobilisation des ressources internes, la rationalisation des dépenses, les filets de protection sociale, la supervision des entreprises publiques et l’amélioration de l’environnement des affaires) ?
  • Où en sont les audits internationaux de la dette, qui avaient été requis ?

Ousmane Sonko, qui a personnellement participé à ces discussions pendant de nombreux mois et connaît certaines de leurs orientations, craint une répétition des erreurs passées. Il lance donc un appel pressant à une transparence absolue.

Exigence de transparence parlementaire

Considérant que ce type de négociation aboutit à un document officiel, le mémorandum de politiques économiques et financières, validé par les deux parties, le président de l’Assemblée nationale a formulé deux exigences claires à l’endroit du gouvernement du Sénégal :

  • La publication de ce mémorandum afin d’assurer une information exhaustive et de permettre un débat constructif sur les engagements pris par le Sénégal.
  • À défaut, sa transmission à l’Assemblée nationale, en tant qu’instance représentative du peuple.

Il a conclu en affirmant que les grandes lignes de ces engagements seraient de toute façon intégrées dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour l’année 2027, lequel sera soumis à l’Assemblée nationale en octobre 2026. « Et le débat aura lieu ! », a-t-il promis, soulignant l’importance de cette démarche pour une Afrique consciente de ses enjeux financiers.