11 septembre 2026

Le Reveil Noir

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Partenariat renforcé entre le Burkina Faso et le Burundi : 14 accords pour une coopération Sud-Sud ambitieuse

La première édition de la Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Burundi s’est officiellement close ce jeudi à Bujumbura, couronnée par la signature de quatorze accords bilatéraux.

Plusieurs jours d’échanges intenses ont permis aux délégations techniques des deux pays d’élaborer des textes juridiques couvrant des domaines essentiels au développement économique et social. Les documents ont été paraphés par les ministres des Affaires étrangères respectifs lors de la cérémonie de clôture.

Signature des accords Burkina Faso-Burundi

Parmi les secteurs concernés figurent l’agriculture, l’élevage, la sécurité intérieure, la protection civile, le transport aérien, la santé publique, l’emploi, ainsi que la protection sociale. Les échanges s’étendent également au domaine de la jeunesse, du sport et des loisirs.

Un accord historique prévoit par ailleurs l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou ordinaires entre les deux nations.

D’autres textes ont été adoptés dans les domaines de la prévention des catastrophes, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, ainsi que de la reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux.

Renforcement des liens Burkina Faso-Burundi

Pour les deux gouvernements, cette série d’accords marque une étape clé dans une relation de coopération entamée il y a près de trente ans. L’objectif désormais est de transformer ces engagements en réalisations tangibles au service des populations.

Le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, a insisté sur l’urgence d’une application rigoureuse des nouveaux instruments. « Ces signatures ne représentent qu’un début. Il est impératif de poursuivre activement les discussions pour garantir une exécution efficace des textes adoptés », a-t-il déclaré.

Il a souligné que la Commission mixte doit servir de levier pour concrétiser les orientations stratégiques des deux États en « projets concrets, mesurables et bénéfiques pour les citoyens ».

De son côté, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a mis en avant l’importance d’une coopération Sud-Sud axée sur les flux économiques et les investissements mutuels.

Une coopération Sud-Sud tournée vers l’économie et les investissements

Il a insisté sur la nécessité de dynamiser les échanges entre opérateurs économiques, de faciliter les investissements croisés et de renforcer les partenariats entre les secteurs privés des deux pays. La fluidité des échanges commerciaux et la valorisation des atouts économiques du Burkina Faso et du Burundi constituent des priorités majeures.

L’organisation de cette première Commission mixte s’inscrit dans la dynamique impulsée par les présidents Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et Évariste Ndayishimiye (Burundi).

Les deux nations réaffirment leur volonté de faire de leur partenariat un modèle d’intégration régionale, fondé sur la solidarité, la confiance mutuelle et la stabilité.

Afin d’assurer un suivi rigoureux des engagements, les deux parties ont convenu de mettre en place sans délai les comités sectoriels dédiés au contrôle des avancées.