23 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Refus de l’asile en France pour un lanceur d’alerte centrafricain après ses révélations sur Wagner

Un défenseur de la vérité face à un système impitoyable : le refus de l’asile en France

  • Un journaliste centrafricain, menacé pour ses révélations sur Wagner, se cache en France avec sa famille.

l’essentiel Un journaliste centrafricain, Ephrem Yalike-Ngonzo, a vu sa demande d’asile rejetée par la France, alors qu’il avait été protégé par un laissez-passer délivré sous l’égide d’Emmanuel Macron. Ses révélations sur les agissements du groupe Wagner en Centrafrique lui ont valu des menaces de mort et une fuite forcée de son pays.

Un parcours marqué par la lutte contre la désinformation russe

Ephrem Yalike-Ngonzo, figure courageuse de la presse centrafricaine, avait accepté de collaborer avec des médias locaux sous influence russe en 2019. Pour chaque article favorable à l’armée centrafricaine et à ses alliés, il recevait une rémunération dérisoire, entre 15 et 30 euros, soit une fraction de son salaire habituel. Ces pratiques s’inscrivaient dans une stratégie plus large de manipulation de l’information orchestrée par Moscou en Afrique.

Des menaces mortelles et une fuite vers la France

Devenu un lanceur d’alerte incontournable, il a brisé l’omerta en 2024 lors d’une enquête internationale menée par Forbidden Stories. Ses témoignages ont mis en lumière les mécanismes de propagande du groupe Wagner et ses ramifications en Centrafrique. Ces révélations ont eu un impact concret : Mikhaïl Prudnikov, un haut responsable de cette opération d’influence, a été sanctionné par l’Union européenne. Mais cette prise de parole n’est pas restée sans conséquence. Des menaces de mort ont rapidement visé le journaliste, l’obligeant à quitter précipitamment son pays.

Grâce à l’intervention d’Emmanuel Macron, un laissez-passer lui a été accordé pour se réfugier en France. Pourtant, malgré cette protection initiale, sa demande d’asile a été refusée, plongeant son avenir dans l’incertitude.

Une situation précaire en attendant la décision de justice

Ce jeudi 9 juillet, son avocat a déposé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile. La procédure pourrait s’étendre sur une année entière. En attendant, Ephrem Yalike-Ngonzo et sa famille vivent dans la clandestinité sur le sol français. Ses proches, restés en Centrafrique, subissent des pressions régulières : interrogatoires musclés et pressions pour dénoncer sa cachette.

Son avocat dénonce un « signal extrêmement négatif » pour tous ceux qui osent défier la propagande russe. Ce refus d’asile envoie un message inquiétant aux défenseurs de la transparence et de la liberté de la presse, alors que les menaces contre les lanceurs d’alerte se multiplient à l’échelle internationale.