L’adoption de la Charte de la Révolution progressiste populaire (RPP) au Burkina Faso relance les interrogations sur l’avenir du pays, alors que les positions du capitaine Ibrahim Traoré divisent toujours autant. Sous l’Arbre à Palabres, des experts analysent ces enjeux cruciaux pour le Burkina Faso.
Un capitaine au pouvoir qui s’installe dans la durée
Depuis qu’il a pris les rênes du pays à la fin du mois de septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré, actuel dirigeant de la junte militaire burkinabè, donne peu de signes d’un retour à l’ordre constitutionnel. Initialement présenté comme un leader temporaire, son discours et ses actions suggèrent désormais une volonté de consolidation du pouvoir. Entre répression accrue et référence symbolique à Thomas Sankara, son régime suscite autant de fascination que de critiques.
La Charte de la Révolution progressiste populaire : un tournant ?
Fin mars, les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté à l’unanimité la Charte de la Révolution progressiste populaire (RPP). Ce texte remplace désormais la Charte de la Transition, en vigueur depuis 2024. Une étape symbolique qui marque une volonté de redéfinir les fondements politiques du pays, mais qui interroge sur sa mise en œuvre concrète.
Dans ce contexte, Amnesty International a appelé les autorités burkinabè à annuler sans délai la dissolution de plus d’une centaine d’associations, dont plusieurs œuvrent pour la défense des droits humains. Une décision qui s’inscrit dans une série de mesures restrictives prises par le régime.
L’Alliance des États du Sahel : bilan à mi-parcours
Créée le 16 septembre 2023, l’Alliance des États du Sahel (AES) rassemble des pays engagés dans une dynamique de souveraineté régionale. À mi-chemin de cette alliance, il est temps d’évaluer ses avancées et ses défis, notamment face aux crises sécuritaires et politiques qui persistent dans la zone.
Les invités de ce débat
- Teehl Loé Konaté, coordinateur de projet et spécialiste des dynamiques panafricaines ainsi que des relations internationales. Il est également secrétaire général adjoint de Kamita, une organisation de la société civile axée sur la culture, l’histoire et la prospective panafricaine.
- Paul Amegakpo, président de l’Institut Tamberma pour la Gouvernance (ITG), engagé dans la réflexion sur les enjeux de gouvernance en Afrique.
- Mayra Djibrine, présidente de l’Alliance des démocrates du Sahel, qui milite pour une vision démocratique et inclusive dans la région.
Pour découvrir les échanges dans leur intégralité, consultez l’enregistrement ci-dessus.
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