Le Parlement sénégalais a récemment validé un texte législatif majeur, initié par la coalition parlementaire Pastef, visant à renforcer la transparence des finances publiques. Cette nouvelle disposition exige désormais des plus hautes personnalités de l’État une double déclaration de patrimoine : une première en début de mandat, comme précédemment, et une seconde obligatoire à la fin de leur fonction. Cette mesure, qui s’inscrit dans une volonté de meilleure gouvernance, soulève néanmoins des questions cruciales quant à son application effective, notamment pour les trois figures politiques actuellement en exercice.
Cette initiative législative n’est pas nouvelle ; elle figurait déjà dans un projet de révision constitutionnelle qui avait été invalidé par le Conseil Constitutionnel. La résurgence de cette proposition et son adoption par l’Assemblée nationale mettent en lumière la persistance de l’engagement du Pastef en faveur de la redevabilité des dirigeants. La décision finale repose désormais entre les mains du Président Bassirou Diomaye Faye, qui doit décider de promulguer cette loi ou non.
Moussa Diaw, enseignant émérite en sciences politiques à l’université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, apporte son éclairage sur cette situation.
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