11 septembre 2026

Le Reveil Noir

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Sénégal : le parti Kiiraay les Patriotes Républicains dénonce une utilisation « scandaleuse » de fonds par Ousmane Sonko

Des accusations de mauvaise gestion au Sénégal

Au Sénégal, une controverse éclate autour de la gestion des fonds destinés à la paix en Casamance. Le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, affilié au président Diomaye Faye, accuse l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko d’une utilisation jugée « scandaleuse » de 3,7 milliards de francs CFA. Ces sommes auraient été puisées entre 2025 et 2026 sur le compte intitulé « Jamm pour la Paix en Casamance », sans que des justifications adéquates ne soient fournies.

Dans un communiqué diffusé le 25 août 2026, la formation politique dénonce des dépenses qui, selon elle, s’éloignent manifestement de l’objectif fondamental du fonds. Le parti Kiiraay Les Patriotes Républicains reproche à Ousmane Sonko de ne pas avoir détaillé l’emploi de ces milliards de francs CFA.

Des dépenses jugées « étrangères » aux objectifs

Le parti au pouvoir soutient que l’ancien Premier ministre aurait justifié une partie de ces dépenses par l’acquisition de véhicules et la rénovation du Building administratif. Pour le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, ces opérations n’ont aucun lien direct avec la promotion de la paix en Casamance, qui est la vocation première du fonds. Cette situation soulève des interrogations quant à la conformité des actions de l’ex-Premier ministre avec les principes de bonne gouvernance.

La formation politique insiste sur la nécessité d’une transparence absolue dans l’administration des deniers publics. Elle déclare que « la transparence est à géométrie variable », soulignant que tous les responsables doivent faire preuve de la même rigueur dans la justification des fonds qui leur sont confiés, sans exception.

Contexte politique et absence de réaction

Cette interpellation survient dans un contexte politique tendu, marqué par une récente décision du Conseil constitutionnel. Cette instance a en effet déclaré inconstitutionnelle une loi votée par l’Assemblée nationale, alors dominée par le PASTEF, qui visait à encadrer le contrôle des fonds spéciaux. Une mesure qui aurait pu apporter plus de clarté sur l’utilisation de ce type de budgets.

À ce jour, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko n’a pas encore répondu publiquement aux accusations formulées par le Parti Kiiraay Les Patriotes Républicains, laissant planer le mystère sur la nature exacte de ces dépenses controversées.

Ousmane Sonko