une tentative de coup d’état majeure au Mali déjouée par les forces russes, selon Moscou
Bamako — Une force paramilitaire soutenue par la Russie en Mali affirme avoir déjoué ce week-end une vaste tentative de coup d’État, après des attaques coordonnées contre des infrastructures militaires et gouvernementales clés. Cet événement pourrait figurer parmi les incidents sécuritaires les plus graves dans la région du Sahel ces dernières années.
une offensive d’ampleur menée par des milliers de combattants
Le groupe, connu sous le nom de Corps africain, déclare avoir neutralisé entre 10 000 et 12 000 combattants ayant lancé des assauts simultanés samedi. Les cibles incluaient la capitale Bamako, la ville stratégique de Kati — considérée comme le cœur des forces armées maliennes — ainsi que les villes du nord comme Gao, Kidal et Sévaré.
Selon le communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, les assaillants visaient des infrastructures critiques, dont le palais présidentiel, des casernes militaires et un dépôt de munitions majeur à Kati. Moscou soutient que ces attaques étaient destinées à renverser le gouvernement de transition malien.
des allégations contestées et des acteurs flous
Le Corps africain attribue cette offensive à une coalition de réseaux militants, incluant le Front de libération de l’Afrique et une branche affiliée à Al-Qaïda opérant dans le Sahara. Le groupe évoque également la participation supposée de « mercenaires ukrainiens » et un soutien indirect d’agences de renseignement occidentales.
Ces affirmations restent non vérifiées : ni Kiev ni les gouvernements occidentaux n’ont réagi officiellement. La junte militaire malienne n’a pas non plus publié de bilan détaillé ou confirmé l’ampleur des événements.
Le Corps africain affirme avoir sécurisé tous les sites ciblés et « neutralisé plus de 1 000 combattants », rétablissant le contrôle dans les zones affectées. Les autorités maliennes de transition n’ont pas encore communiqué de chiffres officiels.
une situation sécuritaire de plus en plus précaire au Mali
Si ces informations étaient confirmées, l’ampleur et la coordination des attaques illustreraient la fragilité de la situation sécuritaire au Mali. Depuis le renversement du gouvernement en 2020, les autorités militaires peinent à contenir un réseau complexe d’insurrections et de groupes armés.
Les régions du nord, notamment Kidal et Gao, sont depuis longtemps disputées par des mouvements séparatistes et des factions jihadistes. Bamako, jusqu’à présent relativement épargnée par les violences à grande échelle, est désormais touchée.
Ces attaques surviennent dans un contexte de résurgence des affrontements entre factions touarègues et groupes islamistes, rappelant la volatilité persistante de la région du Sahel.
l’influence russe en afrique de l’ouest s’intensifie
Cet incident met en lumière le rôle croissant des acteurs sécuritaires liés à la Russie en Afrique de l’Ouest. Depuis le retrait des forces françaises et la réduction de l’engagement militaire occidental, les autorités maliennes ont renforcé leurs liens avec Moscou, s’appuyant de plus en plus sur un soutien paramilitaire pour lutter contre les insurrections.
Le Corps africain est largement perçu comme un maillon de cette nouvelle architecture sécuritaire, occupant l’espace laissé vacant par les opérations soutenues par l’Occident. Les analystes y voient le reflet d’un basculement géopolitique plus large : la Russie étend son influence sur le continent africain tandis que les puissances occidentales ajustent leur présence.
des implications stratégiques majeures
Cette tentative de coup d’État — qu’elle soit avérée ou non — signale une possible escalade de l’instabilité interne et de la compétition internationale au Sahel.
Pour les gouvernements régionaux et les acteurs internationaux, ces développements soulèvent des questions urgentes sur la durabilité des dispositifs sécuritaires actuels, les risques de fragmentation accrue et les conséquences de l’implication extérieure dans les conflits africains.
Alors que le Mali tente de naviguer dans une transition politique périlleuse, les événements de ce week-end révèlent les défis persistants pour rétablir la stabilité dans l’une des zones les plus instables au monde.
Les informations contenues dans cet article proviennent de déclarations officielles du Corps africain. Leur véracité n’a pas été indépendante vérifiée.
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