12 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Théodore Holo expose sa vision pour un Sénat béninois au service de l’unité

Alors que l’installation officielle du Sénat béninois approche à grands pas, le professeur Théodore Holo, membre de droit de cette nouvelle institution, a détaillé son approche pour son mandat au sein de la chambre haute. L’ancien président de la Cour constitutionnelle aspire à œuvrer pour la paix, la cohésion nationale, la stabilité politique et un renforcement de la démocratie.

Théodore Holo - ancien président de la cour constitutionnelle

SOMMAIRE

Le futur Sénat du Bénin s’apprête à entrer en fonction. Désigné membre de droit en vertu de son parcours en tant qu’ancien président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo a partagé ses premières réflexions sur le rôle qu’il entend assumer au sein de cette instance.

Lors d’une intervention télévisée le 10 juillet 2026, le constitutionnaliste a inscrit son engagement dans une perspective institutionnelle globale. Il a souligné que l’avènement du Sénat doit être abordé avec circonspection, mais surtout avec la volonté de préserver l’élément fondamental : la concorde nationale.

« J’irai et je travaillerai en tenant compte de ma vision des choses », a affirmé Théodore Holo. Il a exprimé l’espoir que sa contribution sera bénéfique pour maintenir « la paix, l’unité sociale, la stabilité politique, l’unité du pays, le développement ».

Cette nouvelle chambre haute, instituée suite à la révision constitutionnelle de novembre 2025, est prévue pour être officiellement inaugurée le 30 juillet 2026 à Porto-Novo. Les premiers sénateurs ont été nommés lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026. Sa composition inclut des membres de droit, tels que d’anciens chefs d’État et d’anciens présidents de la Cour constitutionnelle, ainsi que des personnalités désignées par le président de la République et par l’Assemblée nationale.

Une mission axée sur la cohésion nationale

Dans ses déclarations, Théodore Holo a rappelé les doutes initiaux entourant la création de certaines institutions, avant de faire référence à l’expérience fructueuse de la Conférence nationale. « Quand je suis allé à la Conférence nationale, il y avait des partis politiques qui ont pensé que cela ne servirait à rien. Nous avons vu les résultats que cela a donnés », a-t-il souligné.

L’ancien président de la Cour constitutionnelle ne dépeint pas le Sénat comme une institution exempte de failles. Il admet que « tout ne peut pas être rose », tout en reconnaissant l’existence de « choses positives dans les dispositions du Sénat ». Cette approche pondérée témoigne de sa volonté de participer à la nouvelle institution, sans ignorer les interrogations qu’elle suscite dans la population.

Face aux désaccords politiques, Théodore Holo a insisté sur l’importance de ne jamais perdre de vue l’intérêt supérieur de la nation. « Que nous soyons divergents sur des questions, nous n’avons qu’une seule priorité, nous n’avons qu’une seule patrie, nous n’allons pas la détruire », a-t-il martelé.

Selon sa conception, le Sénat est donc appelé à jouer un rôle stabilisateur au sein de l’architecture institutionnelle béninoise. Sa mission, telle qu’il l’envisage, dépasse le simple examen des lois. Elle englobe également la sauvegarde des équilibres politiques, sociaux et territoriaux.

Théodore Holo a par ailleurs affirmé son intention d’adapter son action à l’évolution du paysage politique. « Le monde évolue, et moi aussi je dois pouvoir évoluer et apporter ma contribution à l’approfondissement de la démocratie », a-t-il conclu.

L’installation du Sénat, prévue pour le 30 juillet 2026, marquera une étape clé dans l’établissement d’un Parlement bicaméral au Bénin. Elle inaugurera également une nouvelle ère institutionnelle, où les personnalités nommées seront évaluées sur leur aptitude à concrétiser le rôle de cette chambre haute.