L’Université de l’environnement et de l’énergie 2024 : un rendez-vous clé pour le Sénégal
Les 19 et 20 mai à Dakar, la quatrième édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a officiellement lancé ses travaux. L’événement a rassemblé des experts internationaux, des chercheurs, des responsables publics, des acteurs de la société civile et des partenaires techniques, tous unis par une même ambition : accélérer la transition énergétique et écologique du Sénégal.
Cette rencontre, organisée dans un contexte où les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir et où l’exploitation des ressources pétrolières et gazières suscite des interrogations, a pour objectif de stimuler le dialogue et de partager des solutions concrètes. Les discussions s’annoncent riches, avec des interventions de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), d’universitaires et de plusieurs ONG engagées.
Une cérémonie d’ouverture sous le signe de l’engagement collectif
La séance inaugurale a été présidée par le Dr Elhadji Ndiaye, représentant le ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines. Dans un discours marquant, il a souligné l’importance croissante des enjeux énergétiques et environnementaux, désormais indissociables des défis économiques, sociaux et de développement durable.
Le représentant du gouvernement a mis en avant le rôle pivot de l’énergie dans la croissance économique, l’innovation, la création d’emplois et l’amélioration du cadre de vie. Il a également rappelé que ces questions ne peuvent plus être traitées de manière isolée, mais doivent s’inscrire dans une vision globale et intégrée.
Des défis urgents à relever pour un avenir durable
Mamadou Barry, président d’Action Solidarité Internationale et coordonnateur de l’Université de l’environnement et de l’énergie, a insisté sur la nécessité d’agir sans délai. Selon lui, la rencontre vise à sensibiliser aussi bien les citoyens que les décideurs à des concepts encore trop méconnus, alors que les impacts du changement climatique s’intensifient au Sénégal.
« Le pays subit des inondations récurrentes, une montée des eaux côtières et des pertes agricoles dramatiques. Il est impératif de repenser notre modèle de développement », a-t-il déclaré. Pour lui, le Sénégal doit adopter une approche durable, souveraine et résiliente, tout en conciliant l’exploitation des hydrocarbures avec les engagements climatiques internationaux.
Mamadou Barry a également plaidé pour une implication renforcée des populations les plus touchées par le réchauffement climatique dans l’élaboration des politiques environnementales. « Le Sénégal entre dans une nouvelle ère avec la production pétrolière et gazière, mais cela ne doit pas freiner les avancées en matière d’énergies renouvelables », a-t-il averti.
Vers une transition énergétique équilibrée et inclusive
Les échanges prévus lors de ces deux jours de travail mettront en lumière les opportunités et les défis liés à la transition énergétique au Sénégal. Les participants aborderont notamment la diversification des sources d’énergie, l’optimisation des ressources disponibles et la nécessité d’un cadre réglementaire adapté.
Cette édition 2024 de l’Université de l’environnement et de l’énergie s’annonce donc comme une étape décisive pour le pays, qui cherche à concilier développement économique et préservation de l’environnement. Une ambition partagée par l’ensemble des acteurs présents, déterminés à tracer la voie vers un avenir plus vert et plus résilient.
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