Un match de Ligue 1 en clair au coeur des débats
L’Assemblée nationale examine ce lundi la proposition de loi visant à réformer le football professionnel. Parmi les mesures étudiées, un amendement prévoit la diffusion en clair d’une rencontre de Ligue 1 par journée de championnat. Cette idée, déjà évoquée ces derniers mois, intervient alors que les matchs sont aujourd’hui accessibles via la plateforme Ligue1+, dont l’abonnement débute à 15 euros par mois.
Un objectif affiché : élargir l’accès au championnat
Les députés à l’origine de l’amendement estiment que la multiplication des diffuseurs et des abonnements payants éloigne une partie du public des compétitions sportives et favorise le développement du piratage. Selon eux, réserver un lot spécifique pour la diffusion gratuite d’une rencontre par semaine permettrait d’accroître la visibilité du championnat français. Cette proposition s’appuie sur les conclusions de la mission d’information sur les droits de diffusion audiovisuelle des manifestations sportives conduite en 2021 par Cédric Roussel.
L’économiste du sport Pierre Rondeau considère également qu’une diffusion gratuite pourrait attirer un public plus large. Il rappelle que la Ligue de football professionnel estimait à 22 millions le nombre de Français intéressés par la Ligue 1, contre environ un million d’abonnés à Ligue1+.
La LFP opposée à cette évolution
La LFP s’oppose toutefois à cet amendement. L’instance estime qu’une diffusion en clair pourrait diminuer la valeur des droits audiovisuels, qui représentent plus de la moitié des revenus des clubs. Les discussions entre la Ligue, les diffuseurs et les parlementaires se sont intensifiées avant l’examen du texte.
Une réforme plus large du football professionnel
Déjà adoptée par le Sénat puis en commission à l’Assemblée nationale, la proposition de loi pourra encore évoluer après son examen dans l’hémicycle, avant une commission mixte paritaire prévue le 21 juillet. Le texte traite également de la lutte contre le piratage, du renforcement du rôle des fédérations et du ministère des Sports dans la gouvernance des ligues professionnelles, de la redistribution des revenus audiovisuels et du plafonnement des rémunérations des dirigeants.
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