Le Tchad vient de bénéficier d’un appui financier significatif de la part de la Chine. Deux accords de don, totalisant 300 millions de yuans – ce qui équivaut à environ 44 millions de dollars américains et plus de 24 milliards de francs CFA –, ont été officiellement signés ce jeudi 20 août à N’Djamena. Ces fonds sont destinés à catalyser divers projets, couvrant notamment les infrastructures essentielles, le développement social, le secteur numérique et la formation des compétences.

Ces deux conventions de don se répartissent en montants de 100 millions et 200 millions de yuans. La signature a été apposée par Tahir Hamid Nguilin, le ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, et Wang Xining, l’ambassadeur de Chine accrédité au Tchad. Il est crucial de noter, comme l’a souligné le ministère tchadien des Finances, qu’il s’agit bien de dons et non de prêts. Cette distinction est fondamentale, car les 300 millions de yuans octroyés n’engendreront aucune dette supplémentaire pour le Tchad, un point essentiel pour l’actualité africaine souveraine.
Une autre particularité, mise en avant par les autorités de N’Djamena, est la disponibilité immédiate de ces ressources. Le gouvernement tchadien envisage de les allouer à des initiatives axées sur les infrastructures, le progrès social, les technologies numériques et les programmes de formation. « Les deux dons, de 100 et 200 millions de yuans respectivement, sont immédiatement mobilisables », a affirmé Tahir Hamid Nguilin. Le ministre a également précisé qu’une attention particulière serait portée aux projets bénéficiant directement aux populations, en ciblant notamment les jeunes et les femmes.
Des infrastructures au développement numérique : un spectre d’action étendu
Le champ d’application de cette aide s’annonce relativement vaste. L’ambassadeur Wang Xining a précisé que le soutien chinois contribuerait au financement de projets d’infrastructures et d’actions sociales, tout en accompagnant l’essor des technologies numériques et le renforcement des compétences locales. À ce jour, aucun projet spécifique n’a été publiquement identifié pour ces deux enveloppes. La répartition détaillée des 300 millions de yuans entre les différents secteurs n’a pas non plus été communiquée. L’utilisation concrète de ces fonds pourra donc être évaluée au fur et à mesure de l’identification et de la mise en œuvre des projets retenus. L’enjeu est considérable : plus de 24 milliards de FCFA sont désormais disponibles pour des investissements cruciaux, sans alourdir le fardeau de la dette.
Cette nouvelle enveloppe vient s’ajouter à un précédent appui de la Chine, accordé quelques semaines plus tôt. Le 7 juillet, Pékin avait déjà signé avec N’Djamena un don de 2 millions de dollars, soit environ 1,2 milliard de FCFA, spécifiquement dédié à la prévention et à la gestion des inondations. Ce financement visait notamment à renforcer la capacité de réponse du pays face à des épisodes climatiques dévastateurs. En 2024, les inondations avaient affecté près de 1,9 million de personnes, causé 576 décès et détruit plus de 432 000 hectares de terres cultivées, selon les rapports humanitaires internationaux.
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