7 juillet 2026

Le Reveil Noir

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Avocats marocains en mobilisation permanente contre une loi controversée

Les avocats du Maroc maintiennent leur pression face au projet de loi sur leur profession

Depuis plusieurs jours, les avocats marocains mènent une grève illimitée devant le Parlement à Rabat. Armés de brassards rouges, symboles de leur détermination, ils dénoncent un projet de loi qu’ils jugent dangereux pour leur indépendance et réclament son retrait immédiat.

Une loi perçue comme une menace pour l’autonomie de la profession

Les robes noires, massées devant l’enceinte parlementaire, pointent du doigt les dispositions contestées du texte. Parmi elles, le transfert au ministère de la Justice des prérogatives en matière de formation et de discipline des avocats. Ils craignent également un abaissement de l’âge d’accès à la profession, une mesure qu’ils considèrent comme une atteinte à la qualité et à la rigueur de leur métier.

Aziz Rouibah, bâtonnier de Rabat, a alerté sur les risques encourus : «Nous sommes menacés dans notre existence même. Certains acteurs cherchent à organiser la mise à mort symbolique de notre profession.» Pour lui, ce projet de loi incarne une offensive législative féroce contre les avocats, qu’il est impératif de contrer.

Un appel aux parlementaires pour une législation respectueuse de l’intérêt général

Me Mounir Belghiti, membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Rabat, a qualifié ce rassemblement de dernier avertissement aux élus. Il insiste sur la nécessité d’une loi qui serve l’intérêt général plutôt que des intérêts particuliers. «Si nous laissons place à des textes conçus pour des situations exceptionnelles, nous ébranlerons un pilier essentiel de la démocratie.»

La mobilisation, dont la durée dépendra des débats parlementaires, s’intensifie alors que les discussions sur le projet de loi se poursuivent cette semaine à la Chambre des conseillers. Tout amendement adopté pourrait entraîner un renvoi du texte en Commission de la justice de la Chambre des représentants pour une nouvelle lecture.

Des conséquences directes sur la justice marocaine

Dans l’immédiat, les juridictions du Maroc subissent de plein fouet les retombées de cette grève. Les audiences sont reportées, plongeant les justiciables dans une incertitude alarmante. Les personnes en détention préventive, notamment, voient leurs procédures judiciaires retardées depuis près d’un mois.

L’Association des barreaux du Maroc, qui fédère l’ensemble des ordres d’avocats du Royaume, reste en première ligne pour défendre les droits de la profession et alerter sur les dangers de ce projet de loi.