Une gestion controversée des fonds politiques sous le mandat de Sonko
Le chroniqueur Badara Gadiaga a récemment pointé du doigt la gestion des fonds politiques pendant le passage d’Ousmane Sonko à la tête de la Primature. Selon ses déclarations, l’ancien Premier ministre aurait dilapidé la quasi-totalité des 1,77 milliard de francs CFA alloués, ne laissant qu’un solde dérisoire de 70 millions de francs CFA à son successeur, Al Aminou Lo. Ce montant représente moins de 5 % de l’enveloppe initiale, selon les calculs présentés.
Un rythme de dépenses exceptionnel
Badara Gadiaga a souligné qu’Ousmane Sonko aurait dépensé en moyenne 12 millions de francs CFA par jour pendant ses 142 jours à la tête du gouvernement. Une cadence qui interroge, d’autant plus qu’elle contraste avec les difficultés économiques rencontrées par la population. Le chroniqueur a notamment évoqué la situation des étudiants, comme le cas d’Abdoulaye Ba, dont la bourse de 40 000 francs CFA n’avait pas été versée, illustrant selon lui un décalage flagrant entre les discours officiels et la réalité des dépenses publiques.
Le « vampirisme » dénoncé : un système à repenser
Pour Badara Gadiaga, ces chiffres révèlent une pratique de « vampirisme » institutionnel, où les fonds publics sont utilisés de manière disproportionnée au détriment des besoins essentiels de la population. Il a également rappelé qu’Ousmane Sonko bénéficiait d’une rémunération mensuelle de plus de 300 000 francs CFA au titre de ces fonds, un montant jugé exorbitant dans un contexte de crise économique. Ce bilan financier interroge sur l’efficacité et la transparence de la gestion des deniers publics au plus haut niveau de l’État.
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