19 juin 2026

Le Reveil Noir

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Bénin : l’Anracs incinère 95 kg de cocaïne et des psychotropes à Ouidah

societe - image d'illustration

Le jeudi 18 juin 2026, l’État béninois a marqué un nouveau coup dans sa lutte contre la criminalité organisée. À Ahozon, dans la commune de Ouidah, l’Agence nationale de recouvrement des avoirs confisqués et saisis (Anracs) a procédé à la destruction par le feu de plusieurs lots de stupéfiants et de substances psychotropes, saisis à travers le pays.

Parmi les substances détruites, 95 kilogrammes de cocaïne pure ont été incinérés. Cette cargaison avait été interceptée un mois plus tôt au Port autonome de Cotonou. L’incinération s’est déroulée sur le site de la Société de gestion des déchets et de la salubrité (SGDS), sous la supervision des magistrats, de représentants du ministère de la Justice, ainsi qu’en présence d’unités de la Police républicaine et des Forces armées béninoises.

Cocaïne du port de Cotonou : 95 kg partis en fumée

Raynier Florent Gnansomon, directeur général de l’Anracs, a indiqué que ces drogues proviennent de plusieurs opérations menées dans le cadre de la politique nationale de lutte contre les réseaux de stupéfiants. Le lot le plus important était bien celui des 95 kilos de cocaïne. Cette prise remonte à la mi-mai 2026, quand l’Unité spéciale de Police fluviale et maritime (USPFM) a découvert, lors d’une fouille au Port autonome de Cotonou, cinq ballots dissimulés dans la crépine d’un navire porte-conteneurs sous pavillon étranger. L’enquête a ensuite été confiée à l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et précurseurs (Ocertid).

Cannabis et psychotropes : destruction complète également

Outre la cocaïne, l’Anracs a également éliminé d’importants stocks de cannabis et une grande quantité de psychotropes, saisis dans le cadre de procédures judiciaires récentes. L’agence souligne que cette destruction systématique vise à exécuter les décisions de justice et à empêcher toute réintroduction de ces produits dans les réseaux criminels locaux ou transfrontaliers.

Sécurité maximale pour l’opération d’incinération

Le transport, la sécurisation du site d’Ahozon et la surveillance de la combustion ont été assurés par un dispositif mixte composé de militaires et de policiers. « Leur destruction fait partie de nos prérogatives », a déclaré Raynier Florent Gnansomon. Il a rappelé que l’Anracs exécute ainsi sa mission légale de gestion et de liquidation des biens saisis dans le cadre de la criminalité transnationale. En quittant les scellés judiciaires pour être consumés, ces produits marquent la fin de plusieurs procédures de démantèlement de réseaux mafieux au Bénin.