Blocus du JNIM à Bamako : Amnesty International tire la sonnette d’alarme face aux risques encourus par les civils
Depuis le 30 avril dernier, la capitale malienne, Bamako, subit un blocus imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une situation qui préoccupe vivement les observateurs internationaux. Ce verrouillage, survenu après une série d’attaques meurtrières attribuées au JNIM et à ses alliés, perturbe gravement la vie quotidienne des habitants.
Un verrouillage aux conséquences dramatiques pour les populations
Dans un communiqué rendu public le 15 mai, Amnesty International a vivement critiqué les « répercussions inacceptables » de ce blocus sur la liberté de circulation des civils. L’ONG met en garde contre les « violations graves de leurs droits fondamentaux, notamment à la sécurité alimentaire, à l’accès aux soins et à la protection de la vie ».
Le directeur régional d’Amnesty, Marceau Sivieude, a rappelé avec fermeté que « les attaques visant des véhicules civils, non escortés par des forces militaires, constituent une violation flagrante du droit international humanitaire ». Selon lui, « les parties en conflit doivent impérativement distinguer les civils des combattants », une règle pourtant bafouée à plusieurs reprises.
Des attaques ciblées contre l’économie locale
L’organisation a notamment documenté l’attaque d’un convoi de camions civils, transportant des denrées alimentaires entre Bamako et Bougouni, le 6 mai dernier. Ces véhicules, « sans escorte militaire et ne contenant aucun matériel de guerre », auraient été visés par des tirs, paralysant temporairement les échanges commerciaux dans la région. Plusieurs entreprises de transport ont d’ailleurs annoncé la suspension de leurs liaisons vers Bamako, aggravant la crise logistique déjà palpable.
Un conflit aux racines profondes
Le blocus de Bamako s’inscrit dans un contexte de tensions accrues, après des attaques coordonnées menées fin avril par le JNIM, en alliance avec Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces assauts visaient des positions stratégiques du pouvoir en place, plongeant le pays dans une instabilité chronique.
Face à cette escalade, les autorités maliennes tentent de maintenir l’ordre, mais la situation humanitaire se dégrade rapidement. Les habitants, pris au piège, subissent au quotidien les répercussions économiques et sécuritaires de ce conflit larvé.
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