Le gouvernement tchadien a catégoriquement réfuté les allégations du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme concernant des pertes civiles lors d’opérations militaires menées dans le bassin du lac Tchad. Ces frappes ciblaient des positions du groupe armé Boko Haram. La position de N’Djamena a été clairement exprimée ce jeudi par Gassim Chérif Mahamat, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Devant la presse, le porte-parole a qualifié ces accusations de « tentatives visant à discréditer l’armée tchadienne », soulignant qu’elles portent atteinte à l’intégrité et à la réputation des forces armées nationales. Il a affirmé que l’armée tchadienne demeure pleinement engagée dans la lutte contre le terrorisme, aussi bien au Sahel que dans l’ensemble du bassin du lac Tchad, une région confrontée depuis plusieurs années à des attaques persistantes de groupes armés.
Les autorités gouvernementales insistent sur le fait que les opérations militaires sont conduites avec la plus grande rigueur et dans le strict respect des normes internationales du droit humanitaire. Elles garantissent que toutes les précautions nécessaires sont prises pour minimiser les dommages collatéraux et prévenir toute atteinte aux populations civiles lors des frappes dirigées contre les bastions de Boko Haram.
Cette prise de position fait suite à la controverse générée par un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Ce document évoquait la possibilité de pertes civiles significatives consécutives aux opérations aériennes menées par les forces tchadiennes dans la zone. Le rapport a ainsi ravivé le débat sur la conduite des opérations militaires dans cette région volatile, où les affrontements entre forces de sécurité et groupes armés sont monnaie courante.
N’Djamena conteste avec vigueur ces conclusions, les jugeant insuffisamment étayées. Les autorités tchadiennes soutiennent au contraire que leurs forces de défense et de sécurité jouent un rôle essentiel dans la stabilisation de la région, se tenant en première ligne face aux menaces terroristes.
Le gouvernement a finalement appelé à une analyse « équilibrée et responsable » de la situation sécuritaire et a réitéré son engagement indéfectible envers la protection des populations civiles. Il a également plaidé pour un renforcement de la coopération internationale afin de mieux coordonner la lutte contre les groupes extrémistes opérant dans le bassin du lac Tchad.
Dans ce contexte de tensions diplomatiques, les autorités tchadiennes réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations contre Boko Haram, tout en défendant la légitimité et le professionnalisme de leur armée face à un environnement sécuritaire particulièrement complexe.
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