9 juin 2026

Le Reveil Noir

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Cameroon : l’aveu choc de jean claude mbede sur les ethnies

Jean Claude Mbede : « au Cameroun, il n’y a en réalité que deux ethnies »

Dans une tribune percutante, le journaliste camerounais Jean Claude Mbede, installé en Italie, lève le voile sur les mécanismes insidieux du tribalisme au Cameroun. Son récit brut et sans fard expose les privilèges qui structurent une société camerounaise profondément divisée, bien au-delà des clivages régionaux traditionnels.

Le tribalisme, un système qui se cache derrière les diplômes

Jean Claude Mbede ne mâche pas ses mots : il dénonce un système où le tribalisme se camoufle derrière l’accès aux grandes écoles camerounaises comme l’ESSTIC ou l’IRIC. Ces institutions, souvent présentées comme des tremplins pour l’élite, seraient en réalité des bastions de privilèges ethniques. Selon lui, l’entrée dans ces écoles ne dépend pas du mérite, mais des connexions familiales et des alliances politiques.

Il illustre son propos en relatant une conversation avec une femme du Grand Nord, diplômée de ces prestigieuses écoles, fille d’un haut fonctionnaire des douanes. Malgré un parcours académique finalement médiocre, elle a pu intégrer ces institutions grâce à son background. Pourtant, lors d’un échange, elle n’a pas hésité à accuser les Beti de monopoliser le pouvoir, sans jamais remettre en cause le système qui l’a favorisée.

Le privilège ethnique, un sujet tabou au Cameroun

Le journaliste camerounais de 20 ans d’exil n’a pas pu s’empêcher de questionner la légitimité de ces accusations. Pour lui, le vrai problème n’est pas ethnique, mais social et systémique. Il rappelle que les crimes et les abus de pouvoir n’ont pas de couleur ni de tribu : « Martinez Zogo a été assassiné par des bourreaux financés par des élites de tous bords ».

Il déconstruit ainsi l’argument selon lequel les Beti contrôleraient tout : « Le crime et la mangeoire n’ont pas de tribu ». Pour lui, le Cameroun est divisé en deux groupes bien distincts :

  • Ceux qui détiennent les clés du système : Les enfants des élites politiques et administratives accèdent aux meilleures écoles et postes grâce à leurs réseaux.
  • Les autres : Les Camerounais ordinaires, obligés de se débrouiller par eux-mêmes, souvent sans accès aux opportunités réservées à une minorité privilégiée.

Un appel à briser les illusions du tribalisme

Jean Claude Mbede ne se contente pas de critiquer : il appelle ses compatriotes à dénoncer ces mécanismes de domination. Pour lui, le vrai clivage n’est pas régional, mais économique et social. Il invite les Camerounais à ne plus se laisser manipuler par ceux qui, tout en bénéficiant du système, se présentent comme des victimes.

Il conclut en affirmant que le tribalisme des privilégiés est « le plus dangereux de tous », car il maintient une illusion de justice tout en perpétuant les inégalités. Une tribune qui résonne comme un cri de révolte contre les injustices d’un système qui se perpétue depuis des décennies.

Jean Claude Mbede Fouda