En Côte d’Ivoire, la Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a lancé un appel solennel pour l’instauration d’un dialogue politique transparente, participatif et inclusif, afin de concrétiser une réforme électorale ambitieuse et durable. Dans un communiqué officiel rendu public le 21 juillet 2026, l’organisation insiste sur l’urgence d’une approche consensuelle pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.
Une réforme électorale au cœur des enjeux nationaux
Selon la 2PFJ, la gouvernance électorale en Côte d’Ivoire ne peut plus être traitée comme une simple formalité administrative. Elle doit s’appuyer sur un diagnostic approfondi des défis socio-politiques qui minent encore la cohésion nationale après des années de crises politiques. Pour cette plateforme, la refonte du système électoral représente une opportunité historique de renforcer les fondements républicains et d’éviter de nouvelles fractures au sein de la société.
La 2PFJ souligne que les réformes électorales ne doivent pas être imposées d’en haut, mais émerger d’un processus négocié entre toutes les forces vives du pays. Elle plaide pour la création d’un cadre de dialogue républicain, où chaque partie prenante – gouvernement, opposition, société civile – aurait voix au chapitre pour façonner les nouvelles institutions électorales.
Des propositions concrètes pour des élections crédibles
Pour garantir l’impartialité et l’indépendance des futurs organes électoraux, la 2PFJ recommande la mise en place de commissions paritaires techniques. Ces instances, composées de représentants du gouvernement, de l’opposition et des acteurs de la société civile, auraient pour mission de définir les contours des nouvelles structures : autonomie financière, compétences juridiques et garanties d’indépendance.
Parmi les mesures phares défendues par l’organisation, on retrouve :
- Un consensus national pour valider la composition et le fonctionnement des organes électoraux, afin d’assurer leur légitimité aux yeux de tous les acteurs politiques ;
- La libération des détenus politiques et le retour sécurisé des exilés, conditions sine qua non pour rétablir un climat de confiance propice aux discussions ;
- Une représentation équitable des femmes et des jeunes au sein des futures instances électorales, afin de refléter la diversité de la société ivoirienne et d’encourager une veille citoyenne active.
La Côte d’Ivoire face à son destin démocratique
La 2PFJ rappelle que les crises électorales passées ont laissé des blessures profondes dans la mémoire collective des Ivoiriens. Pourtant, l’histoire récente du pays a aussi démontré sa capacité à transcender les divisions lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige. Pour l’organisation, la réforme électorale actuelle n’est pas seulement une nécessité technique, mais un choix de société pour bâtir une Côte d’Ivoire plus unie, plus stable et résolument tournée vers l’avenir.
Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ, a signé le document appelant à cette mobilisation collective. Il insiste : « Une réforme électorale réussie ne se décrète pas, elle se construit avec tous les acteurs ». Son message résonne comme un appel à l’unité, dans un contexte où chaque décision pourrait déterminer le visage démocratique du pays pour les décennies à venir.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la dissolution récente de l’ex-Commission électorale indépendante (CEI), suivie d’une rencontre gouvernementale le 22 juin 2026. Organisée sous l’égide du Premier ministre Robert Beugré Mambé, cette séance de travail avait pour objectif d’identifier des pistes concrètes pour moderniser le système électoral et éviter de nouveaux contentieux.
Pour la 2PFJ, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Elle exige que le gouvernement transforme cette dynamique en une véritable feuille de route nationale, où chaque étape sera l’occasion de renforcer la légitimité des institutions et la participation citoyenne. L’enjeu ? Offrir aux Ivoiriens un système électoral à la hauteur de leurs aspirations, apte à incarner les valeurs de justice, de transparence et de paix.
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