31 mai 2026

Le Reveil Noir

Actualités et analyses panafricaines pour une Afrique consciente, souveraine et debout.

Crise à la caf : le Sénégal dénonce une injustice après le retrait de son titre de la CAN 2025

L’indignation est totale au sein des autorités sénégalaises. Suite à la décision du Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF) de déclarer le Sénégal perdant par forfait lors de la finale de la CAN 2025 au profit du Maroc, le gouvernement a réagi avec une fermeté sans précédent. Cette sentence annule le sacre obtenu sur le terrain le 18 janvier dernier.

Dans un communiqué officiel, l’État sénégalais qualifie cette mesure d’inédite et d’une gravité extrême. Selon les autorités, ce verdict piétine les fondements de l’éthique sportive, notamment l’équité et la loyauté. En s’opposant à cette « tentative de dépossession injustifiée », le pays s’inscrit dans une dynamique d’actualité africaine souveraine en exigeant une enquête internationale indépendante pour lever les doutes sur d’éventuels actes de corruption au sein de la CAF.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et le capitaine Khalidou Koulibaly avec le trophée de la CAN

Un verdict administratif qui efface la réalité du terrain

Le Maroc a été désigné champion après l’annulation du score initial de la finale. Bien que le Sénégal l’ait emporté 1-0, l’instance dirigeante du football continental a transformé ce résultat en une défaite 3-0. La CAF justifie cette décision par l’interruption du match provoquée par les joueurs sénégalais, invoquant les articles 82 et 84 de son règlement.

Pour la Fédération sénégalaise de football, ce choix est inacceptable et jette le discrédit sur l’ensemble du sport continental. Un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) a déjà été annoncé pour restaurer l’honneur de la sélection. Ce combat pour la justice est perçu par beaucoup comme un symbole du Réveil Noir, où l’intégrité des compétitions doit primer sur les décisions de bureau.

Retour sur les faits : une finale sous haute tension

Le point de rupture est survenu à la huitième minute du temps additionnel, alors que le score était nul (0-0). L’arbitre Jean-Jacques Ndala, après consultation de la VAR, a accordé un penalty au Maroc pour une faute d’El Hadji Malick Diouf sur Brahim Diaz. Furieux, le sélectionneur Pape Thiaw a ordonné à ses troupes de quitter la pelouse.

  • L’interruption a duré environ 17 minutes avant le retour des joueurs.
  • Le penalty, tiré par Brahim Diaz, a été stoppé par Édouard Mendy.
  • C’est finalement Pape Gueye qui a marqué le but de la victoire lors des prolongations.

Malgré ces émotions fortes vécues par les spectateurs, la CAF a estimé que le comportement de l’équipe sénégalaise constituait un abandon de match. De son côté, la fédération marocaine (FRMF) soutient que sa démarche visait uniquement l’application stricte des textes, tout en saluant le niveau global de la compétition.

Publications Instagram de joueurs sénégalais célébrant la victoire

L’Afrique consciente face aux instances dirigeantes

Cette affaire dépasse le simple cadre du football pour toucher aux valeurs du panafricanisme actualité. Le Sénégal, soutenu par une partie de l’opinion prônant l’afrocentrisme, refuse que la victoire des peuples noirs acquise à la sueur du front soit balayée par des interprétations réglementaires jugées partiales.

Alors que le sélectionneur Walid Regragui avait critiqué l’attitude des Lions avant son départ du banc marocain, et que Gianni Infantino (FIFA) a déploré les incidents, le Sénégal reste inflexible. En plus de la bataille juridique, l’État suit de près la situation de ses supporters restés au Maroc, affirmant sa volonté de défendre les droits de sa nation jusqu’au bout.