29 avril 2026

Dengue au Burkina Faso : l’épidémie historique qui frappe Ouagadougou et Bobo-Dioulasso

Dengue au Burkina Faso : une épidémie historique frappe Ouagadougou et Bobo-Dioulasso

Une crise sanitaire sans précédent secoue le Burkina Faso. Depuis le début de l’année, 214 décès ont été enregistrés, principalement dans les deux plus grandes villes du pays : Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Cette épidémie de dengue, transmise par les moustiques, s’accompagne également de cas de chikungunya, aggravant la situation.

Traitement anti-moustiques à Ouagadougou pour lutter contre la dengue et le chikungunya

Des chiffres alarmants qui reflètent l’ampleur de la crise

Entre le 1er janvier et le 15 octobre 2023, 50 478 cas suspects de dengue ont été signalés au Burkina Faso, dont 25 502 cas probables. 48 décès ont été enregistrés en une seule semaine, du 9 au 15 octobre. Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, précise que plus de 200 cas de chikungunya ont également été recensés depuis septembre.

Ces chiffres illustrent l’urgence d’agir face à cette épidémie. Le moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur de ces maladies, prolifère rapidement dans les zones urbaines et semi-urbaines, où les conditions climatiques favorisent sa reproduction.

Des mesures d’urgence pour endiguer la propagation

Face à cette situation, le gouvernement burkinabè a mis en place plusieurs actions :

  • Gratuité des tests de dépistage rapide dans les centres de santé publics pour faciliter le diagnostic précoce.
  • Campagne de pulvérisation d’insecticides ciblant les foyers de moustiques dans les villes les plus touchées, notamment Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
  • Campagnes de sensibilisation pour informer la population sur les moyens de prévention, comme l’élimination des eaux stagnantes où les moustiques pondent.

Le ministre souligne que « ces mesures visent à répondre de façon efficace à cette crise sanitaire sans précédent ».

Une maladie aux conséquences graves

La dengue, transmise par la piqûre d’un moustique infecté, peut provoquer des symptômes similaires à ceux du paludisme : fièvre élevée, maux de tête, douleurs musculaires et nausées. Dans les cas les plus graves, elle peut entraîner des hémorragies internes et, sans traitement, être mortelle.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette maladie touche entre 100 et 400 millions de personnes chaque année, principalement dans les régions tropicales et subtropicales. Bien que le Burkina Faso soit confronté à des cas de dengue depuis les années 1960, la première épidémie majeure date de 2017, avec 13 décès recensés.