Une flambée épidémique d’Ebola qui frappe durement l’est de la RDC
Dans le nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC), l’épidémie d’Ebola déclarée le 15 mai dans la province de l’Ituri prend une tournure alarmante. Le virus Bundibugyo, une souche rare contre laquelle aucun vaccin ni traitement n’est actuellement disponible, progresse inexorablement. La contamination touche désormais plusieurs provinces de l’est du pays, dont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo, tandis que l’Ouganda voisin enregistre également des cas. Malgré l’intervention d’organisations non gouvernementales telles que Medair et World Vision, la situation reste critique.
Un récent bilan de l’ONU, basé sur des données de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) arrêtées au 1er août, révèle une escalade sans précédent : 3 748 cas confirmés et 1 587 décès avaient été dénombrés au 30 juillet, avec un taux de mortalité catastrophique de 44 %. Pire encore, la semaine précédant le rapport a enregistré 567 nouveaux cas et 296 décès, des chiffres hebdomadaires records depuis le début de l’épidémie. Parmi les victimes, 44 travailleurs de santé ont péri, portant à 151 le nombre de professionnels infectés depuis le début de la crise.
Des moyens de réponse qui doivent s’adapter à l’urgence sanitaire
Face à cette dégradation rapide, les dispositifs de soins et d’isolement des patients sont en cours de réévaluation. L’ONU souligne que « les capacités de prise en charge doivent désormais s’adapter à une échelle sans précédent ». Dans ce contexte, des structures comme l’International Medical Corps (IMC), en collaboration avec les Nations Unies, renforcent leurs actions pour tenter de contenir la propagation.
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