14 mai 2026

Faure Gnassingbé à Kampala : la diplomatie togolaise au service de la paix dans les Grands Lacs

Au cœur de Kampala, l’éclat des cérémonies officielles et la cordialité des échanges masquent à peine la gravité des enjeux continentaux. Le mardi 12 mai 2026, le président du Conseil a atterri en Ouganda. Invité d’honneur à l’investiture du président Yoweri Museveni, réélu le 15 janvier précédent, Faure Gnassingbé n’est pas seulement venu saluer un partenaire, mais surtout pour faire avancer une mission cruciale pour des millions de vies africaines : le rétablissement de la quiétude dans la région des Grands Lacs.

Présidence du Conseil du Togo

Ce mardi a été marqué par une effervescence palpable dans la capitale ougandaise. Une ambiance républicaine vibrante, ponctuée par des mélodies traditionnelles et des défilés militaires. Placée sous le thème officiel « Protéger les acquis et franchir un cap qualitatif vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur », la cérémonie a rassemblé de nombreux chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que des délégations venues d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

Cependant, au-delà de la pompe et des discours protocolaires, c’est une relation humaine et politique de longue date qui s’est manifestée entre Faure Gnassingbé et son homologue ougandais. En présentant ses vœux de plein succès à Yoweri Museveni pour ce nouveau mandat, le président du Conseil a consolidé un partenariat de confiance. Cette entente a été chaleureusement saluée par le président ougandais, qui a perçu dans ce déplacement un témoignage éloquent de l’excellence des liens économiques et politiques entre Lomé et Kampala.

Présidence du Conseil du Togo

Les Grands Lacs en toile de fond : une diplomatie de dialogue essentielle

Derrière les sourires affichés sur la tribune d’honneur, les réalités sécuritaires du continent ont rapidement pris le pas sur les discussions entre les deux dirigeants. Cette visite à Kampala ne se limitait pas à un simple acte de courtoisie républicaine ; elle portait le poids d’une impérieuse nécessité humanitaire.

En sa qualité de médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise qui déchire l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), Faure Gnassingbé est conscient que chaque instant gagné sur le terrain diplomatique représente une vie épargnée. À Kampala, il a saisi cette occasion pour réaffirmer son engagement indéfectible à poursuivre, sans relâche, les consultations avec l’ensemble des parties prenantes de la région des Grands Lacs.

Face à ce défi colossal, l’Ouganda demeure un acteur stratégique. Fin connaisseur des dynamiques politiques locales, le président Museveni a rendu un hommage appuyé à la « diplomatie constructive » de Faure Gnassingbé. Une approche togolaise qui a déjà prouvé son efficacité, résolument axée sur un dialogue discret, une écoute mutuelle et le rejet des postures conflictuelles.

Présidence du Conseil du Togo

Une concertation diplomatique continue

Dans les cercles de la présidence ougandaise, il est souvent rappelé que les deux chefs d’État entretiennent une relation privilégiée. Leur dernière rencontre en tête-à-tête ne remonte qu’au 3 février 2026, dans la ville d’Entebbe. Cette proximité et la fréquence de leurs échanges soulignent la manière dont le Togo s’est affirmé comme un facilitateur indispensable et un contributeur actif à la stabilité sur la scène africaine.

Alors que les festivités de Kampala se sont achevées, la mission, quant à elle, se poursuit. Pour le président du Conseil, le retour à Lomé s’effectue avec la conviction d’avoir solidifié un lien essentiel entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, au service d’un objectif commun : la paix durable et le développement du continent. Cette démarche diplomatique illustre une fois de plus la détermination du Togo à participer activement aux initiatives africaines de consolidation de la paix et de promotion d’une gouvernance collaborative.