Le Forum africain de l’eau, organisé sous le thème « De la vision à l’action », s’est conclu ce jeudi à N’Djamena après deux journées d’intenses débats sur les défis urgents liés à l’accès à l’eau potable et à la gestion durable des ressources hydriques sur le continent africain. Fruit d’une collaboration entre les autorités tchadiennes et le Groupe de la Banque mondiale, cet événement a rassemblé des décideurs politiques, des experts internationaux et des partenaires financiers pour échanger sur des solutions concrètes.
Transformer les promesses en résultats tangibles
Dès la clôture des travaux, Farouk Mollah Banna, représentant du Groupe de la Banque mondiale, a souligné l’impérieuse nécessité de passer des engagements annoncés à des réalisations visibles pour les citoyens africains. « Les populations attendent des solutions pérennes : un accès universel, fiable et équitable à l’eau, à la nourriture et à la préservation de notre environnement. La réussite de ce forum se mesurera à l’aune de notre capacité à concrétiser ces promesses », a-t-il affirmé avec conviction.
Le bassin du lac Tchad : un enjeu continental majeur
Le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a placé la protection du bassin du lac Tchad au cœur des priorités africaines. Pour lui, la préservation de cet écosystème ne relève pas uniquement des pays riverains, mais constitue une question vitale pour la stabilité, la sécurité alimentaire et le développement économique de tout le continent.
« Sauvegarder le lac Tchad n’est pas une option, mais une obligation urgente. Cet écosystème ne concerne pas seulement les États qui l’entourent : il impacte directement la vie de plus de 30 millions de personnes, tout en influençant la sécurité régionale et les perspectives de croissance. Il est temps de faire de sa restauration une priorité absolue, tant pour l’Afrique que pour la communauté internationale », a-t-il déclaré lors de son intervention.
Vers une mise en œuvre rapide des décisions
Les organisateurs du forum tablent désormais sur une application immédiate des recommandations adoptées pour répondre aux besoins criants des populations africaines. L’objectif est clair : éviter que les discussions ne restent lettre morte et garantir que chaque engagement se traduise par des actions concrètes sur le terrain, au service des citoyens.
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