Près d’une décennie après la faillite retentissante de PosteBank SA, filiale de La Poste, le gouvernement gabonais franchit une étape décisive. Un recensement inédit des épargnants spoliés s’ouvre officiellement, marquant le début d’un processus d’indemnisation longtemps attendu.
Du 8 au 11 juin 2026, les bureaux de La Poste à travers tout le pays accueilleront les victimes de ce scandale financier. Entre 8h et 17h, elles devront se présenter avec leur pièce d’identité valide ainsi que tout justificatif prouvant leurs dépôts. Cette opération express vise à sécuriser les données et à éviter toute fraude, afin que chaque épargnant récupère ce qui lui revient.
Un engagement historique enfin concrétisé
Cette initiative symbolise un tournant majeur dans la gestion des affaires publiques. Après des années d’inaction sous les précédents gouvernements, les nouvelles autorités ont placé ce dossier au cœur de leurs priorités dès 2025. L’objectif ? Rétablir un lien de confiance entre l’État et les citoyens, mis à mal par des années de négligence.
Un montant colossal pour les victimes
Le coût humain et financier de cette crise est sans précédent. Près de 60 000 épargnants particuliers sont concernés par ce gel des avoirs, survenu en 2017. Pour y remédier, l’État a débloqué une enveloppe de 31,212 milliards de francs CFA, destinée à être versée en trois ans, par tranches annuelles égales. Les entreprises, également touchées, verront leurs créances estimées à 41,154 milliards de francs CFA prises en charge, bien que leur calendrier de remboursement reste à définir.
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